Canadien saison 2013, au jeu!

« J'avais hâte » - Michel Therrien

L'entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Michel Therrien L'entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Michel Therrien  Photo :  PC/Paul Chiasson

En septembre dernier, Michel Therrien s'était décrit comme « un lion en cage », une façon pour lui d'exprimer à quel point il piaffait d'impatience de prendre le contrôle de sa nouvelle équipe.

Le lion est finalement sorti de sa cage, dimanche, jour 1 du camp d'entraînement du Canadien à Brossard.

« J'ai mal aux pieds!, a d'abord blagué Therrien, qui dirigeait un premier entraînement en plus de quatre ans, soit depuis son congédiement des Penguins de Pittsburgh début 2009.

« Pour être plus sérieux, c'est une bonne sensation d'être de retour. J'avais hâte à ce premier jour, c'est toujours spécial, tant pour les entraîneurs que pour les joueurs. Tout le monde était prêt. »

Avant le déclenchement du lock-out, Therrien avait demandé à son capitaine, Brian Gionta, de s'assurer que ses ouailles gardent un bon niveau de forme. La consigne a visiblement été écoutée, même parmi les joueurs qui n'ont pas trouvé d'emploi dans les circuits européens.

« J'ai trouvé que ceux qui n'ont pas eu la chance de jouer sont en bonne condition physique, a mentionné Therrien. On ne sentait pas qu'ils étaient en arrière des autres. Chapeau à eux de s'être pris en main. Il ne faut pas oublier qu'il y a un tempo pour le camp, un quand la saison commence, un à la fin de la saison et un en séries. J'en suis très conscient. »

Une saison à oublier

Therrien n'était pas le seul à avoir hâte de se remettre au travail. Les joueurs aussi, et pour des motifs bien différents. Contrairement à Therrien, ils ont vécu la saison 2011-2012 de misère, à l'issue de laquelle le CH a terminé au dernier rang de son association.

« C'était agréable, a dit Gionta. On a eu l'anticipation cet été avec tous les changements à la direction de l'équipe, et on avait hâte de revenir pour oublier les déceptions de l'an passé. »

« On est tellement enthousiastes, c'est un nouveau départ pour tous, a ajouté un autre attaquant, Max Pacioretty. Ceux qui ont connu une bonne saison doivent encore se prouver, ceux qui en ont connu une mauvaise aussi. »

Comme Gionta, mais contrairement à Pacioretty, Gorges n'a pas eu la chance de jouer au hockey organisé pendant le conflit. Il s'est contenté d'entraînements informels avec ses semblables.

« Tu peux t'entraîner tant que tu veux de ton côté, mais quand tu ne patines pas avec l'équipe et les entraîneurs, c'est là qu'on bâtit quelque chose. L'intensité augmente, et pas seulement à cause des jeunes qui veulent faire leur place. Les plus vieux se battent pour du temps de glace. On a une nouvelle direction. Personne ne devrait penser que son poste est assuré. »

Pas de matchs préparatoires, pas grave

On s'y attend depuis des mois, ce camp sera bref. Therrien jouira de seulement six jours pour apprendre à connaître ses protégés et pour mettre en place son système.

Pour ajouter à ses problèmes, il ne pourra même pas évaluer ses troupes dans un match préparatoire. Therrien devra se contenter d'un match intraéquipe à grand déploiement jeudi soir, au Centre Bell, une rencontre gratuite et ouverte au public.

« Dans un monde idéal, on jouerait un match préparatoire. Mais comme on ne peut pas, on va faire semblant jeudi. C'est pour ça qu'on amène des joueurs de Hamilton », a mentionné Therrien, en référence aux cinq joueurs rappelés pour cette rencontre. Il s'agit de Louis Leblanc, Mike Blunden, Patrick Holland, Michaël Bournival et Frédéric St-Denis.

Josh Gorges, lui, tentait de peser le pour et le contre d'un tel camp.

« La bonne chose d'un camp court, c'est qu'on n'a pas à attendre avant de jouer de vrais matchs. Mais quand tu n'as pas joué depuis longtemps, tu aimerais parfois avoir un peu plus de temps. C'est la situation cette année. »

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