Lock-out dans la LNH

Pas de déni... ni d'entente

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Michel Chabot résume la journée jusqu'à 22h30

NEW YORK - Les plus optimistes souhaitaient une entente. Les plus pessimistes s'attendaient à une explosion. Ni l'une ni l'autre de ces options ne s'est produite.

Un texte de Guillaume Lefrançois 

La Ligue nationale et l'Association des joueurs (AJLNH) ont négocié face à face pour une troisième journée de suite, mercredi, sans qu'une nouvelle convention collective n'ait été signée.

Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a toutefois rassuré les amateurs de hockey en affirmant que la partie syndicale n'avait pas signifié son déni d'intérêt avant minuit, date limite à laquelle elle pouvait le faire. Une telle procédure aurait mené à la dissolution de l'AJLNH, un geste dont les conséquences demeuraient dures à prévoir.

« Les joueurs retiennent toutes leurs options légales comme ça a toujours été le cas et je n'en dirai pas davantage », a sèchement dit le directeur de l'AJLNH, Donald Fehr, à sa sortie des pourparlers, vers 1 h du matin (HNE) jeudi.

Selon TSN, il n'est toutefois pas impossible que l'AJLNH garde la carte de la dissolution dans ses mains. Mais pour la jouer, elle devra redemander à ses membres de se prononcer sur la question, comme ça a été le cas quelques jours avant Noël.

Plus proches, plus loin?

Du reste, les deux parties ont tenu une première séance d'environ une heure en après-midi, suivie d'une autre de cinq heures en soirée. Pour l'occasion, les médiateurs fédéraux américains étaient sur place, une première depuis la mi-décembre.

Bettman et Fehr en ont dit très peu sur l'avancement des discussions. Bettman a toutefois confirmé des informations qui circulent depuis le début de la semaine, selon lesquelles la question des pensions constitue une des sources de tension entre les deux camps.

« C'est un dossier compliqué, a dit le commissaire. Il y a plusieurs variables, des actuaires doivent étudier le tout et c'est facile de s'y perdre. Mais on comprend que c'est important pour les joueurs. »

Fehr a été moins précis que son vis-à-vis, mais s'est permis une métaphore pour décrire l'état des lieux.

« Pour traverser une rivière, il faut soit construire un pont, soit tenter autre chose. Si on veut traverser la rivière », a-t-il lancé.

La ligue a fixé au 11 janvier la date limite pour conclure une entente afin d'amorcer les camps préparatoires le 12 et de disputer une saison de 48 matchs qui commencerait le 19 janvier.

Les amateurs à la recherche de signes encourageants concrets peuvent se consoler en constatant que les deux parties sont attendues jeudi matin, 10 h, encore aux bureaux de la LNH, avenue des Amériques à Manhattan. Le ton des conférences de presse demeure civilisé et les deux dirigeants livrent le même message, normalement de bons signes dans les pourparlers.

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