Vers un registre des blessures

Les explications de Michel Chabot

Le gouvernement du Québec s'apprête à mettre son nez dans la pratique du hockey qu'il juge être la source d'un trop grand nombre de blessures. Il attribue ces blessures au caractère violent du jeu.

Le ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport veut imposer la déclaration obligatoire de toutes les blessures survenues sur les patinoires de la province.

Le quotidien La Presse publie cette information dans son édition de mercredi, en indiquant toutefois qu'aucune date n'avait été fixée pour l'entrée en vigueur de cette mesure.

On décrira, dans le registre, la nature et le contexte de chaque blessure. On souhaite ainsi établir un portrait plus précis des causes des 53 000 blessures annuelles reliées au hockey et qui nécessitent une consultation médicale. Le plus souvent, on parle de commotions cérébrales, de blessures à la bouche, de contusions ou de dislocations.

En guise de comparaison, la planche à neige envoie chaque année 28 000 adeptes à l'hôpital, contre 30 000 pour le soccer.

Hockey-Québec et son directeur général, Sylvain Lalonde, sont favorables à cette initiative. Le projet semble toutefois vouloir faire une corrélation et un amalgame rapide entre violence et blessures.

Un code d'éthique visant à enrayer les comportements agressifs pourrait aussi découler directement des conclusions de cette vaste étude. D'autres disciplines comme le football et les sports de combat pourraient aussi être passées en revue.