Lock-out dans la LNH

Dissolution de l'AJLNH : on vote dès aujourd'hui

Sidney Crosby Sidney Crosby  Photo :  PC/Chris Young

Les membres de l'AJLNH commenceront à voter dimanche pour faire savoir s'ils veulent que leur branche exécutive ait l'autorité de dissoudre leur association.

Les deux tiers des membres doivent se prononcer en faveur pour permettre au comité de direction de déposer un déni d'intérêt.

Le vote se fera de façon électronique durant cinq jours. Si la direction obtenait le feu vert, le comité aurait jusqu'au 2 janvier pour déposer un tel déni.

Vendredi, la LNH a déposé une plainte en cour fédérale, à New York, pour confirmer la légalité du lock-out. Au fil de 43 pages, la Ligue fait valoir que la seule motivation des joueurs à considérer un déni est d'obtenir de meilleures conditions d'emploi.

« La menace de l'AJLNH de procéder à sa dissolution ou à la renonciation des droits de ses membres n'est rien de plus qu'une tactique prévisible de négociations, qui permettrait au syndicat, à tort, de croire qu'il pourrait contester le lock-out dans la LNH en vertu des lois antitrust », estime la LNH.

On y qualifie la procédure de manoeuvre de négociation interdite. La LNH a accusé les joueurs de pratiques déloyales liées au travail auprès du National Labor Relations Board.

Les joueurs rétorquent que, selon eux, la position de la Ligue n'a aucun poids.

« L'AJLNH vient de recevoir une copie de la plainte du National Labor Relations Board, et n'a toujours pas été poursuivie. Cependant, selon ce que nous avons appris jusqu'ici, la LNH semble prétendre que les joueurs ne peuvent même pas considérer leur droit de décider s'ils veulent, ou non, être représentés par un syndicat. Nous jugeons que leur position n'a aucune valeur », a fait savoir l'AJLNH vendredi soir.

Les matchs ont été annulés jusqu'au 30 décembre. Un nouveau pacte devrait être signé d'ici la mi-janvier si on veut sauver une saison de 48 matchs, le minimum à considérer comme calendrier, a noté le commissaire Gary Bettman.

La LNH et les joueurs ont passé deux jours avec un médiateur fédéral américain, cette semaine, sans toutefois faire de progrès en vue d'un nouveau contrat de travail.