Tirs groupés contre Bettman

Gary Bettman Gary Bettman  Photo :  PC/Mary Altaffer

Les propos de Josh Gorges, tenus mercredi après-midi, pendant que la Ligue nationale et l'Association des joueurs négociaient encore, en disaient long sur l'état d'esprit des joueurs.

Un texte de Guillaume Lefrançois

« Je ne crois pas qu'on puisse en donner davantage. On a déjà tout donné, avait estimé le défenseur du Canadien après un entraînement à Candiac.

« Si quelque chose doit être fait, ça doit venir d'eux. On a bougé dans leur direction à chaque offre. Quand est-ce que ce sera assez? Si on continue à donner, dans six ans, quand on va renégocier, ils vont encore nous mettre en lock-out et ça n'arrêtera jamais. »

Or, la twittosphère a littéralement explosé lorsque le directeur de l'Association des joueurs, Donald Fehr, a mentionné que son offre n'avait pas été bien reçue par les propriétaires.

Le tweet le plus assassin est venu de l'attaquant du Canadien Brandon Prust.

« L'autobiographie de Gary Bettman est en magasin. C'est intitulé Comment j'ai détruit un sport et une nation », a écrit le fier-à-bras.

« M-I-C-K-E-Y M-O-U-S-E », a ajouté Mike Rupp, des Rangers de New York, en prétendant que ces mots étaient entonnés par les trois autres sports majeurs réunis.

« C'est bien de voir que Gary nous remercie et qu'il est reconnaissant que nous donnions UN MILLIARD DE DOLLARS », a tweeté l'ancien du Canadien Sheldon Souray (les majuscules étaient dans son message).

Un joueur à la retraite, Jeff O'Neill, s'est également mêlé de la partie avec un langage que certains jugeront excessif.

« Gary, arrête de parler aux médias, a écrit l'ancien attaquant, retraité depuis 2007. Je veux faire un trou (un jeu de mots avec le "make whole", un des enjeux des négociations) dans ta *** de tête. »

Les partisans aussi

L'impatience s'est également fait sentir chez certains partisans, tant sur Twitter... qu'en personne.

Au point de presse de Bettman, à New York, un partisan s'est interposé parmi les journalistes pour poser une question au commissaire.

Selon les journalistes sur place, Bettman lui a alors dit qu'il lui répondrait après le point de presse, ce qu'il a fait, devant les caméras, de surcroît.

Le partisan en question était Jaymes Hall, 41 ans, de Lancaster, en Pennsylvanie, un passionné des Flyers de Philadelphie.

Sur Twitter, les partisans semblent exaspérés par des négociations qui n'aboutissent pas.

« Je reçois PLUSIEURS tweets de partisans qui disent qu'ils en ont fini avec la LNH. Gary Bettman a visiblement gâché leur esprit des fêtes », a écrit Sam Carchidi, du Philadelphia Inquirer, en référence au congé de l'Action de grâce qui commence jeudi aux États-Unis.

Les réseaux sociaux ne faisaient pas encore partie du paysage médiatique lors du conflit de travail de 2004-2005. Il sera intéressant de voir leur effet sur l'image du circuit à l'issue du conflit.

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