Lock-out dans la LNH

Crosby accuse

Les commentaires de Dany Dubé

Sidney Crosby en a ras-le-bol du lock-out dans la Ligue nationale de hockey. Et il ne mâche pas ses mots pour l'exprimer.

« Il faut être deux pour danser », clame le capitaine des Penguins de Pittsburgh. Derrière cette vérité de La Palice se cache la frustration du piétinement dans les négociations, mais aussi des accusations directes envoyées aux propriétaires.

« Personne n'avance vraiment de leur côté, lance-t-il. Tandis que du nôtre, je pense que nous avons montré notre volonté de négocier. Je ne crois pas que ce soit vraiment le cas pour eux. »

Discuter face à un mur, c'est l'impression qu'a Crosby.

« C'est difficile quand vous voulez jouer au hockey, et je ne pense pas que l'autre partie prenne vraiment ça au sérieux. Ça leur est possible parce que ce n'est pas leur gagne-pain, a enchaîné Crosby. Ils ont d'autres entreprises, ils ont d'autres choses à s'occuper. Alors, peut-être que c'est pour ça qu'ils ne veulent pas aussi ardemment que ça se règle que les joueurs, qui ont à coeur de négocier pour pouvoir jouer. »

Solidaire jusqu'au bout des ongles, « Sid the Kid » est pendant les négociations ce qu'il est sur une patinoire de hockey : fonceur, déterminé, un joueur d'équipe.

« Les gars ne vont pas céder sur ce qui a rapport aux contrats, insiste-t-il. Ce n'est pas du tout une question d'argent. C'est une question des droits des joueurs dans leur profession. Et je pense que les gars vont vraiment rester unis là-dessus. »

Le vent d'optimisme s'est essoufflé

L'Association des joueurs et la LNH ont fait renaître l'espoir la semaine dernière. Dans un blitz de négociations prometteur (sept rencontres en neuf jours), les deux parties ont finalement été incapables de créer une brèche.

Les pourparlers butent encore sur trois obstacles majeurs : le partage des revenus, les contrats actuels des joueurs et l'identité de la partie qui absorbera la majorité des dégâts causés par le conflit.

On ne sait toujours pas quand les pourparlers reprendront, ce qui irrite Crosby.

« Je pense que c'est possible de conclure une entente, mais il faut qu'il y ait des négociations, a dit Crosby. Si les choses continuent de la même façon, tout le monde va être perdant. Il ne faut pas se le cacher. »

La LNH a proposé des changements concernant les contrats des recrues, l'arbitrage, l'accès à l'autonomie et la durée des contrats. Cela ne plaît pas à Crosby, qui l'a réitéré mardi.

Le lock-out déclenché le 15 septembre a conduit à l'annulation de tous les matchs jusqu'au 30 novembre, inclusivement.

Pour espérer le début d'une campagne écourtée le 1er décembre, les joueurs et les propriétaires devront s'entendre au plus tard au début de la semaine prochaine.

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