Lock-out dans la LNH

« Ils n'ont pas juste mangé des muffins » - Latendresse

Les commentaires de Guillaume Latendresse et de Kristopher Letang

Le secret qui entoure la plus récente ronde de négociations entre la Ligue nationale et l'Association des joueurs (AJLNH) est si épais que les joueurs eux-mêmes baignent dans l'ignorance.

Un texte de Guillaume Lefrançois

C'est du moins ce qui a transpiré des propos tenus par la poignée de joueurs qui s'entraînaient à Candiac mercredi.

Donald Fehr a beau avoir mis sur pied un système de communication hors pair (aux yeux des joueurs), l'AJLNH ne peut pas accomplir de miracle quand les négociations s'étirent jusqu'en fin de soirée. Mais si les joueurs en lock-out en savent peu sur ce qui s'est dit lundi, le simple fait que la rencontre ait duré sept heures est suffisant pour les encourager.

« Au moins, ils se parlent, c'est le point positif, a jugé Guillaume Latendresse. Pendant sept heures, ils ont eu quelque chose à se dire d'après moi. Ils n'ont pas juste été là à manger des muffins! »

Brian Gionta était de son côté un peu plus cynique que Latendresse au sujet de la rencontre de sept heures.

« C'est mieux que de rejeter nos offres après 10 minutes, c'est un bon départ, a estimé le capitaine du Canadien. En espérant que les discussions soient bonnes. Mais au bout du compte, s'ils restent sur leurs positions, ça va être long. »

Carey Price, lui, était résolument encouragé.

« Je suis vraiment optimiste, a lancé le gardien du Canadien. On fait les bonnes étapes, les deux côtés semblent être plus sérieux. On approche d'un moment crucial, donc c'est bon que ça aille mieux. »

Loin des micros

À l'exception de quelques flèches lancées à gauche et à droite, les joueurs ont été relativement sages dans leurs propos, une tendance observée depuis les rapprochements de la fin de semaine dernière

Ils sont unanimes : l'AJLNH n'a envoyé aucune consigne quant aux entrevues accordées aux médias. Mais visiblement, on emboîte le pas des Gary Bettman, Bill Daly et Donald Fehr, tous cois depuis quelques jours.

« Dans toute négociation, quand tu commences à négocier dans les médias, ce n'est jamais bon. Comme un joueur mécontent de son temps de glace qui sort ça dans les médias, ça ne règle rien, a rappelé Latendresse. De garder le silence, de garder le lieu des négociations secret, c'est la meilleure chose à faire. Il n'y a pas de pression médiatique pour plaire à qui que ce soit, pas de pression de vouloir tout rapporter. »

« Souvent, quand les médias sont là, les deux parties essaient de bien paraître au lieu de dire la vérité et de régler les choses, a lancé Josh Gorges. Nous, on veut juste jouer. On espère simplement qu'ils [les propriétaires] négocient réellement au lieu de faire des offres à prendre ou à laisser. »

Pour Kristopher Letang, les joueurs qui laissent tomber des déclarations incendiaires s'emportent simplement pour les mêmes raisons que sur la patinoire.

« On le voit sur la glace, certains joueurs ont beaucoup d'émotions. Ils veulent juste jouer au hockey. C'est plate, tu te bats contre quelqu'un qui ne fait pas vraiment partie de la game, qui est plus un fonctionnaire, qui ne connaît pas l'amour de la game. »

Même dans une période d'accalmie, impossible pour les joueurs de ne pas décocher une ou deux flèches vers le camp adverse...

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