Printemps mouvementé pour BriseBois

Julien BriseBois Julien BriseBois  Photo :  blogspot.ca

Des entrevues infructueuses avec le Canadien, une séquence folle et un championnat, et maintenant, un déménagement! Julien BriseBois ne s'est pas ennuyé au cours des derniers mois...

Un texte de Guillaume Lefrançois

Le bras droit de Steve Yzerman avec le Lightning vient en effet de vivre un printemps bien rempli. Sa conquête de la Coupe Calder, à titre de directeur général des Admirals de Norfolk, a de quoi faire oublier la déception de ne pas avoir été l'heureux élu au terme du processus d'embauche du nouveau directeur général du Canadien.

« J'ai été chanceux dans les dernières années, j'ai été entouré de très bonnes personnes, de bons joueurs, de bons entraîneurs, a raconté BriseBois à Radio-Canada Sports. On ne se tanne jamais de gagner des championnats. Le prochain qu'on veut, c'est le gros trophée que les Kings ont soulevé. »

En plus du championnat, plusieurs retiendront de cette saison 2011-2012 des Admirals cette séquence record de 28 victoires de suite pour conclure la saison. Et preuve que ce n'était pas un hasard, ils n'ont perdu que trois matchs en quatre tours éliminatoires, en route vers le championnat.

« On avait de bons joueurs, mais on avait surtout énormément de caractère, de fierté. C'est ce qui a fait la différence. Dès qu'on s'est mis à gagner quelques matchs consécutifs, le désir de poursuivre cette séquence nous motivait. On était en février-mars, au moment où la fatigue du voyagement se fait sentir, avec des séquences de trois matchs en trois soirs.

« Quand on perdait en troisième, on ne voulait pas seulement éviter la défaite, on voulait que la séquence se poursuive. Pour avoir ce type de saison, il y a aussi un élément de chance. Et on a été chanceux. »

Priorité au développement

Ce n'est toutefois pas à Norfolk que se poursuivront les succès de la filiale du Lighning. L'équipe a en effet annoncé jeudi qu'elle se dissociait des Admirals. Son club-école sera désormais le Crunch de Syracuse.

Au bout du compte, des questions de logistique auront forcé le Lightning à quitter la Virginie pour s'installer dans le nord de l'État de New York.

« Norfolk était une ville extraordinaire. C'est Virginia Beach. On avait des joueurs qui habitaient sur la plage. Le soutien des partisans était extraordinaire. La difficulté est qu'on était isolé. Aucun adversaire n'était à moins de six heures de route. »

Cet isolement faisait en sorte que les joueurs ne travaillaient pas dans les meilleures conditions.

« En général, nos adversaires étaient à une douzaine d'heures de route. Notre routine, c'était de quitter [la ville] à minuit le mercredi soir en autobus. Les joueurs dormaient à bord, arrivaient dans le nord-est des États-Unis à 10 h le matin, sortaient de l'autobus et pratiquaient. Mais c'était pour se dérouiller, c'était une journée de pratique perdue. Tu ne t'améliores pas pendant cette journée.

« Ensuite, on jouait trois matchs en trois soirs, tu revenais dormir dans le bus le dimanche. Le fait de ne pas pouvoir récupérer, on ne pense pas que c'était bénéfique. Là, on se rapproche de nos adversaires. Les joueurs seront mieux reposés et vont pouvoir éviter les blessures. Avec plus de journées de pratique, ils auront un meilleur développement. »

Et même si Syracuse est nettement plus loin de la Floride que Norfolk, les conséquences seront mineures.

« Norfolk n'était pas un grand aéroport, il y avait un seul vol direct par jour vers Tampa, et souvent à des heures pas très commodes pour nous. Donc, ça donne peut-être 1 h 20 de vol de plus. Mais en terme d'accès à des vols de qualité, que ce soit pour Tampa, ou si on joue dans le Nord-Est, c'est plus facile de lui louer une voiture et que le joueur conduise vers Toronto, Montréal, Buffalo ou les villes de New York. Souvent, ça sera même plus rapide. »

La suite

De son côté, BriseBois travaillera sur cette transition, tout en gardant un oeil sur le repêchage, où le Lightning parlera au 10e rang vendredi.

Jusqu'à vendredi dernier, certains voyaient le Lightning parmi les équipes susceptibles de s'intéresser au gardien Malcolm Subban. Mais avec l'acquisition d'Anders Lindback, des Predators, il serait surprenant de voir l'équipe utiliser son choix sur un gardien.

Le Lightning parlera parmi les 10 premiers pour la quatrième fois en cinq ans. L'équipe a utilisé ces choix pour sélectionner l'attaquant Steven Stamkos (1er, 2008), le défenseur Victor Hedman (2e, 2009) et l'attaquant Brett Connolly (6e, 2010).