Pat Burns à Montréal, en 1989
Photo : PC/SHANEY KOMULAINEN
BROSSARD - On connaît bien Sylvain Lefebvre, Patrice Brisebois et Martin Lapointe, les trois plus récentes embauches de Marc Bergevin. Après tout, les trois hommes totalisent près de 3000 matchs d'expérience dans la LNH.
Un texte de Guillaume Lefrançois
Si on les connaît bien en tant que joueurs, leur personnalité en tant que dirigeants demeure floue pour Lefebvre et Lapointe, et carrément inconnue pour Brisebois, un néophyte dans le milieu.
Un tour d'horizon de leurs mentors peut toutefois offrir une première idée de ce que ces hommes de hockey pourraient devenir. Ce qui saute aux yeux, c'est qu'ils ont tous côtoyé ces idoles très tôt dans leur carrière.
Lefebvre a immédiatement pensé à son premier entraîneur-chef au niveau professionnel, le regretté Pat Burns.
« J'ai beaucoup appris avec Joe Sacco, a-t-il d'abord dit. Il fera un bon bout de chemin dans la LNH, il fait du bon travail au Colorado. J'ai appris de Joel Quenneville, quand j'ai commencé à Cleveland, il était entraîneur avec l'Avalanche. Marc Crawford m'a aidé beaucoup en tant que joueur.
« Et il y a eu Pat Burns. Il m'a donné de bonnes valeurs en partant. Je l'ai eu à Sherbrooke, à Montréal et à Toronto. D'avoir eu ces valeurs de travailler fort, d'avoir une passion, ça mène très loin. Je n'ai jamais oublié ça. »
Lapointe, lui, est même remonté à ses années juniors, avec le Titan de Laval, où il a connu Brisebois et Michel Therrien.
« Ça montre l'impact que les frères Morrissette ont pu avoir sur notre jeune carrière de hockeyeur. Bravo à eux, ils nous ont montré une leçon de vie sur comment être un joueur de hockey, mais aussi comment être une personne. »
Claude Ruel répond aux questions de Pierre Dufault.
Photo : Société Radio-Canada
Enfin, Brisebois a eu une pensée pour Claude « Piton » Ruel.
« J'ai eu un mentor qui s'appelle Claude Ruel, qui m'a donné de précieux conseils. Mon travail est ce qu'il faisait. Mon travail est le développement des joueurs. »
L'autre inspiration de Brisebois
Le cas de Brisebois est particulier. Des trois nouvelles prises de Bergevin, il est de loin celui qui connaît le mieux le marché montréalais, ses hauts comme ses bas.
Au-delà de son mentor, un des aspects qui le qualifie le plus pour son emploi d'encadrement auprès des jeunes est justement cette connaissance de Montréal. A-t-on besoin de rappeler les huées qui l'ont trop longtemps affligé au Centre Bell?
« Oui, Montréal est un marché difficile, a reconnu Bergevin. C'est le fun quand ça va bien, mais ça peut être difficile. Et Patrice a connu les deux côtés. Patrice peut l'expliquer aux jeunes et c'est un positif pour moi qu'il est passé par là. »
« Je vais leur parler de mes expériences. Pour jouer à Montréal, tu dois être fort mentalement. C'est un marché difficile. Le jeune doit être prêt. Le talent, ce n'est pas assez. Ça prend des habitudes de travail, ça prend plein de choses. Mais si le jeune est prêt mentalement, il va avoir une longueur d'avance. »
Qui sait? Peut-être qu'un jour, les Brisebois, Lapointe et Lefebvre deviendront à leur tour les mentors de joueurs de hockey.