Séries 2012

À une victoire de la gloire

Faits saillants et analyse de Dany Dubé

Les Kings de Los Angeles sont arrivés dans les séries en rampant. Ils sont sur le point d'en ressortir en marchant plus droit que quiconque.

Les Kings ont défait les Devils du New Jersey 4-0, lundi, au STAPLES Center, dans le troisième match de la finale de la Coupe Stanley.

Les hommes de Darryl Sutter sont maintenant à une victoire d'offrir à leurs partisans la toute première Coupe Stanley de l'histoire de l'équipe. Avec un gain mercredi, toujours à Los Angeles, ils égaliseraient le record des Oilers d'Edmonton de 1988 avec seulement deux défaites en quatre séries 4 de 7.

Les Kings, 8es et derniers qualifiés dans l'Ouest pour ces séries, sont la première équipe à avoir mené chacune des quatre séries 3-0. Ils pourraient maintenant réaliser le premier balayage en finale depuis les Red Wings de Détroit contre les Capitals de Washington en 1998.

Les Devils, eux, sont tenus à l'impossible : revenir d'un retard de 0-3, ce que seulement trois équipes ont réussi dans l'histoire de la Ligue nationale, plus récemment les Flyers de Philadelphie en 2010.

Encore le désavantage

Le désavantage numérique des Kings a été irréprochable depuis le début des séries, et on pourrait avancer que cette unité a donné le ton à la rencontre.

En fin de première période, Jeff Carter et Mike Richards ont été punis tour à tour, si bien que les Devils avaient droit à 59 s à 5 contre 3. Mais Ilya Kovalchuk a été incapable de menacer Jonathan Quick avec son tir à la volée, et la marque est demeurée vierge.

Pis encore, le défenseur des Devils Marek Zidlicky a été puni pour avoir fait trébucher Richards, qui tentait de partir en échappée après sa pénalité.

Le manque d'efficacité des Devils a fait doublement mal après l'entracte. Alec Martinez et Anze Kopitar ont déjoué Martin Brodeur en période médiane pour placer les Kings en avant 2-0.

Le but de Martinez n'est toutefois pas venu sans controverse. Brodeur semblait en effet avoir immobilisé la rondelle sous sa jambière, mais les arbitres n'ont pas sifflé. Dwight King en a profité pour insister auprès de Brodeur et a finalement réussi à déloger la rondelle de la jambière gauche du Québécois. Martinez est arrivé au bon moment pour marquer.

Les visiteurs auraient pu revenir dans le match, mais ont une fois de plus été inefficaces avec l'avantage d'un homme. Trois supériorités numériques gaspillées plus tard, c'était toujours 2-0 Kings après 40 minutes.

Les hommes en noir ont tourné le fer dans la plaie au dernier vingt avec deux buts... en avantage numérique, des oeuvres de Carter et de Justin Williams.

Les Devils sont maintenant sans but en 12 occasions en avantage numérique depuis le début de la série. En infériorité numérique, les Kings ont limité leurs adversaires à 5 filets en 69 occasions ce printemps, pour un sublime pourcentage d'efficacité de 92,8 %.

Jonathan Quick a bloqué 22 tirs, dont 4 de Zach Parisé. Mais c'est le quatrième trio des Devils qui a sans doute obtenu la meilleure chance du match. En début de deuxième période, sans même regarder la rondelle, Quick a arrêté un tir de Ryan Carter, qui prenait un retour de Stephen Gionta.

Le gardien des Kings signe un troisième jeu blanc dans les séries cette saison.

À l'autre bout, Brodeur a repoussé 17 des 21 tirs des vainqueurs.

Sous les yeux de la « Merveille »

Pour ce premier match de finale de la Coupe Stanley à Los Angeles en 19 ans, le légendaire Wayne Gretzky a effectué la mise au jeu protocolaire.

Ironiquement, Gretzky était un acteur central des deux finales que les Kings sont sur le point d'effacer dans la mémoire de plusieurs, celles de 1988 et de 1993...