Qui se souvient de Steve Penney?

Steve_Penney Steve Penney  Photo :  PC/Glassbourg

En 1984, le Canadien entreprend les séries avec audace. Jacques Lemaire, qui venait de remplacer Bob Berry derrière le banc, jette son dévolu sur un gardien de 23 ans qui n'a que quatre matchs d'expérience dans sa besace. Steve Penney, modeste choix de huitième ronde, affrontera les Bruins. Richard Sévigny et Rick Wamsley sont laissés en plan.

Un texte de Michel Chabot

Il faut se souvenir que ceux qu'on surnommait encore « les Glorieux » venaient de se faire éliminer au premier tour des séries lors des trois saisons précédentes. Et plusieurs croyaient que le scénario allait se répéter ce printemps-là, contre les vilains de Boston.

Or, contre toute attente, Penney n'accorde que deux buts aux Bruins au cours des deux premiers matchs de la série avant de les blanchir pour confirmer le balayage surprise. Consternation! Ce blanc-bec au style brouillon permet à nouveau aux partisans de rêver.

Penney donne ensuite l'occasion au Canadien de venger l'humiliation subie aux mains des Nordiques deux ans plus tôt. Il réalise un jeu blanc, un gain de 5-0 au Colisée, au cinquième match de la série. Elle se terminera deux jours plus tard lors du fameux massacre du Vendredi saint, grâce à une victoire de 5-3 du Tricolore. Qui l'eût cru? La Sainte-Flanelle accède à la finale d'association.

La magie de Penney continue d'opérer face aux puissants Islanders de New York, qui menaçaient d'égaliser le record de cinq Coupes Stanley de suite, établi par le Canadien dans les années 50. Il y va de son troisième blanchissage des séries, 3-0, dans le premier match. Puis, il permet aux siens de gagner le deuxième 4-2. Mais les Bossy, Trottier et autres Potvin allaient finalement se ressaisir pour enlever les quatre rencontres suivantes.

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