Maxime Talbot et Claude Giroux
Photo : PC/AP/Gene J. Puskar
PITTSBURGH - Il faudra repenser à une définition de l'avantage de la patinoire.
Un texte de Guillaume Lefrançois
Sean Couturier et Claude Giroux ont réussi chacun un tour du chapeau et les Flyers de Philadelphie ont remporté le deuxième match de la série de premier tour 8-5 contre les Penguins, vendredi.
Giroux a empilé 3 buts et 3 aides pour connaître le premier match de 6 points dans les séries depuis Johan Franzen, des Red Wings, en 2010.
« C'est le fun, mais c'est un détail, a dit le héros de la soirée. Peu importe les points, tu veux la victoire, surtout d'avoir une avance de 2-0 sur la route contre une des meilleures équipes de la ligue. »
Couturier, lui, n'a pas trop eu l'air dépaysé pour un joueur de 19 ans chargé de surveiller le trio d'Evgeni Malkin. Le premier choix des Flyers en 2011 a inscrit trois buts et une aide. Un de ses buts a été réussi à deux secondes de la fin de la deuxième période, pour créer l'égalité 4-4.
« C'est un feeling spécial, mais l'important est la victoire. C'est 2-0. Les buts, c'est un bonus. »
Le clan orange a maintenant gagné sept de ses huit matchs au domicile des Penguins depuis son ouverture en 2010. Et surtout, il prend une avance de 2-0 dans la série et disputera les deux prochains matchs dans le confort de son domicile.
« On ne pensera pas à leur foule. On va se concentrer sur notre jeu et être capables de jouer plus que 30 minutes », a mentionné le défenseur des Penguins Kristopher Letang.
« On est sur la route, c'est un édifice bruyant. Ça fera du bien de revenir devant les meilleurs partisans de la ligue. Ça fera du bien de voir la vague orange au lieu des serviettes blanches », a lancé l'entraîneur-chef des Flyers, Peter Laviolette.
Les Flyers sont parfaits en 17 séries quand ils remportent les deux premiers matchs.
Les Penguins, eux, n'ont pas perdu les matchs 1 et 2 d'une série à domicile depuis 1996 contre les Capitals. Ils avaient tout de même comblé le retard et gagné la série en six rencontres.
L'histoire qui bégaie
Après les 10 premières minutes du match, on commençait à croire au jour de la marmotte, tellement le scénario était identique à celui de la rencontre de mercredi.
Les Penguins étaient partout sur la patinoire et Laviolette, comme il l'a fait mercredi, a utilisé son temps d'arrêt après le deuxième but des rivaux pour casser le rythme. Et encore une fois, la stratégie a eu les effets escomptés.
Sidney Crosby déjoue Ilya Bryzgalov.
Photo : AFP/Justin K. Aller
Menés 2-0, puis 3-1 en deuxième période, les Flyers n'ont jamais abandonné jusqu'à ce que Jaromir Jagr, en milieu de troisième période, donne finalement aux Flyers leur première avance de la série en temps réglementaire.
« C'est dur de perdre un match comme ça, a reconnu Letang. Ce n'est pas un manque d'effort, c'est juste une question d'avoir les bonds. On a de bons départs, mais ils profitent de leurs avantages numériques. Il ne faut pas paniquer. »
Les Flyers ont effectivement excellé dans les unités spéciales, mais si les Penguins ont marqué deux fois en avantage numérique. Les visiteurs ont marqué une fois en supériorité, mais surtout deux fois à court d'un homme. Malgré tout, les joueurs croient qu'ils peuvent encore faire mieux.
« Les buts en désavantage ont été énormes, a dit Giroux. Mais ils ont eu trop d'avantages numériques, on doit trouver une façon d'être disciplinés en restant robustes. »
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