Jaroslav Spacek (à gauche)
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PC/AP Photo/Gerry Broome
Le défenseur Jaroslav Spacek était de retour au Centre Bell dimanche pour la première fois depuis que Pierre Gauthier l'a envoyé aux Hurricanes de la Caroline en échange de Tomas Kaberle le 9 décembre dernier.
Évidemment, les premières questions ont porté sur l'entrevue qu'il a accordée en janvier au site NHL.com. Il avait alors affirmé être heureux d'avoir été échangé loin du « cirque » qui entourait la nomination de Randy Cunneyworth.
Il avait été clair, entre autres, pour ce qui est de la langue de l'entraîneur : « Le fait de parler français ne vous aide pas si vous ne gagnez pas des matchs. »
« Ils me l'ont simplement demandé, a-t-il lancé lorsqu'on a voulu savoir le pourquoi de ces affirmations. J'aime bien Randy. C'est un bon entraîneur. »
« Ce sera dommage s'il perd son emploi [parce qu'il ne parle pas français], tranche-t-il. Engagez un interprète. Vous pouvez être un bon entraîneur et ne pas parler français. »
Il a aussi précisé ce qu'il voulait dire par « cirque » avec une boutade.
« Les gars avaient un passage à vide, mais ils jouent beaucoup mieux maintenant, fait-il remarquer. C'est spécial de jouer dans cette ville (Montréal). Si l'équipe ne va pas bien, c'est le bordel. Mais là, les gars commencent à gagner. Peut-être qu'on commence déjà à penser aux bagues, à mesurer les doigts. »
Capitaine Kirk aussi
Ce sera aussi un retour au Centre Bell pour l'entraîneur-chef des Hurricanes, Kirk Muller. Il a remplacé Paul Maurice le 28 novembre dernier.
Un peu comme à Montréal, le changement d'entraîneur n'a pas produit de dividendes immédiats en Caroline. Muller a dû patienter jusqu'à son cinquième match derrière le banc pour savourer sa première victoire.
Sous Muller, les Hurricanes ont maintenant une fiche de 12-12-7. C'est mieux que celle de 8-13-4 qu'ils détenaient au moment du congédiement de Paul Maurice.
À Montréal, Muller avait entre autres responsabilités celle de l'avantage numérique. Autant son départ du Canadien a semblé couper les jambes de l'équipe dans ce domaine, autant son arrivée en Caroline a servi de bouffée d'air frais.
« John MacLean s'occupe du désavantage et moi, des supériorités, a expliqué Muller. Les gars ont compris l'importance de l'avantage numérique. Ils essayaient de marquer dans les 15 premières secondes, mais je leur ai dit : « C'est pour ça que vous avez deux minutes! »
« Gardez en tête que nous avons un jeune de 19 ans à la pointe (Justin Faulk). Il est bon, il apprend. Il sort de l'école et c'est notre quart-arrière. (Jeff) Skinner est jeune. J'essaie juste de prendre leurs habiletés et de les faire relaxer. C'est un travail en progression. »
Les statistiques témoignent nettement de cette progression. Sous Paul Maurice, l'équipe convertissait à peine 12,2 % des pénalités adverses en buts. Elle occupait le 29e et avant-dernier rang dans la LNH.
Avec Muller derrière le banc, ce taux est maintenant de 18,2 %, ce qui leur donnerait le 13e rang. Le taux combiné actuel de 14,9 % les classe 23es.
Les joueurs des Hurricanes seront-ils motivés à offrir à leur entraîneur une victoire à Montréal?
« Honnêtement, je ne veux pas être le centre d'attention. J'ai eu de bons moments ici comme joueur. Ce sont les joueurs qui sont importants. Je suis juste chanceux d'être entraîneur. J'adore cela, c'est une belle expérience. »