Donald Fehr
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PC/DARRYL DYCK
Il y a la dernière ligne droite de la saison qui s'amorce, puis ce seront les séries éliminatoires. Après, un autre affrontement se dessine : le renouvellement de la convention collective.
Les joueurs de la LNH ont un nouveau représentant, Donald Fehr, et il a fait bonne impression jusqu'à maintenant.
Même s'ils se concentrent pour la plupart sur les séries éliminatoires, les joueurs sont conscients de la bataille qui s'annonce.
« C'est indéniablement dans nos têtes », disait Dion Phaneuf, des Maple Leafs de Toronto, quand on l'a interrogé à ce sujet lors du week-end des étoiles.
Donald Fehr dirige l'Association des joueurs de la LNH depuis maintenant plus d'un an. Sa longue expérience et ses succès avec les joueurs du baseball majeur rassurent les joueurs. Mais ce qui plaît aussi, c'est sa transparence.
« Je ne me sens pas dans le néant comme avant, témoigne le défenseur Kristopher Letang, des Penguins de Pittsburgh. Je sens vraiment que je suis informé. »
« C'est un livre ouvert », lance Scott Hartnell, des Flyers.
Il y avait eu des jeux de coulisse de la part de l'ancienne direction de l'AJLNH lors du dernier lock-out. Les joueurs avaient signé la convention collective sans connaître l'existence de lettres d'entente entre les deux parties.
« Il n'essaie pas de nous cacher des choses », renchérit Jason Spezza des Sénateurs.
Fidèle à sa réputation au baseball majeur, Donald Fehr a procédé à beaucoup de consultations auprès de ses membres. Ces réunions étaient informatives et claires, selon les joueurs.
« Il a tenu des réunions avec toutes les équipes de la ligue, confirme Marc-André Fleury, des Penguins. Nous en faisions avant. Mais je te dirais que cette fois, c'est plus détaillé, peut-être mieux organisé. »
« Il a fait un bon travail pour nous faire comprendre les enjeux, en particulier aux jeunes comme moi », déclare pour sa part John Tavares, coreprésentant syndical des Islanders, âgé de 21 ans.
Difficile de dire s'il y aura du hockey l'automne prochain, mais les rares joueurs qui s'ouvrent devant le micro montrent beaucoup de fermeté.
« Nous avons cédé beaucoup de choses la dernière fois », dit Jason Spezza.
« Il nous a vraiment unis comme syndicat, ajoute John Tavares. Nous avions un ménage à faire. »
(D'après un reportage de Diane Sauvé)