Claude Noel derrière le banc des Jets
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PC/Trevor Hagan
Montréal est frappé par une controverse linguistique. Winnipeg veut en rester à l'abri. On n'entendra pas les entraîneurs des Jets parler français prochainement.
C'est ce qu'a fait savoir l'équipe mardi. L'entraîneur-chef Claude Noel n'accordera pas d'entrevues dans la langue de Molière, dans laquelle il sait s'exprimer, d'ici la fin 2011.
Celles qui étaient prévues cette semaine, pour la visite du Canadien au Manitoba, jeudi, ont été annulées. Noel, né à Kirkland Lake en Ontario, ne veut pas être associé, de près ou de loin, au débat sur l'unilinguisme de son homologue du Tricolore Randy Cunneyworth.
Il pourrait s'exprimer sur le sujet quand le CH sera à Winnipeg, mais pas en français. Il estime en fait que sa connaissance de la langue ne le rend pas assez à l'aise pour affronter les caméras. D'ailleurs, il est déjà assez rare de le voir parler français devant des hordes de journalistes. Il préfère le faire dans des entretiens privés.
C'est une autre histoire pour l'entraîneur adjoint Pascal Vincent, qui a grandi au Québec. Étant donné ses origines, les Jets veulent qu'il soit encore moins impliqué dans une controverse linguistique. Ils l'ont ainsi rendu indisponible pour des entrevues.
« Pascal Vincent ne veut pas être associé à ce sujet, explique le porte-parole des Jets Scott Brown. Il ne donnera donc aucune entrevue. Vous pouvez être en désaccord avec cette position, mais nous l'avons prise dans l'intérêt de nos entraîneurs et par respect pour nos collègues à Montréal. »
Avant que ne tombe l'interdit d'entrevue des Jets, Vincent s'est exprimé sur la question linguistique montréalaise au microphone de Sports Extra. Il est clair sur un point : il faut laisser une chance à Cunneyworth.
« Le Canadien a son entraîneur, il faut lui donner sa chance, a dit Vincent. Il est dans une situation difficile avec la langue. Mais ce n'est pas de sa faute à lui, même si une langue, ça s'apprend. Je lui souhaite la meilleure des chances. »
Comme Patrick Roy, Vincent a été mentionné parmi les candidats possibles au poste d'entraîneur-chef du Tricolore. S'il a ses engagements à Winnipeg, il ne fera pas non plus la sourde oreille si on le contacte pour quelque chose de plus gros.
« Que ce soit le Canadien ou n'importe quelle équipe, si on me considère pour un poste d'entraîneur-chef, c'est sûr que je vais écouter. »