Q : Avec l'incompréhension entre Erik Cole et Jacques Martin, Scott Gomez qui se traine la savate, une masse salariale qui ne laisse aucun jeu, sans parler de la déconfiture à la défense, Pierre Gauthier est-il sur la corde raide? Et quel lapin Jacques Martin peut-il sortir de son chapeau pour relancer l'équipe vers des victoires?
André Caya
R : Quand l'équipe ne gagne pas, tout le monde est sur la corde raide. Certains sont plus faciles à déplacer que d'autres. Le personnel d'entraîneurs et le directeur général sont plus faciles à déplacer qu'un joueur avec un lucratif contrat à long terme.
À court terme, Gauthier pourrait trouver un défenseur avec des habiletés offensives, en fin de carrière, en Europe. Je n'ai pas de nom précis en tête, mais ça serait un remède en attendant les retours de Chris Campoli et d'Andrei Markov.
De son côté, Martin doit distribuer la charge de travail différemment. Petteri Nokelainen et Lars Eller doivent être les deux premiers centres sollicités en désavantage numérique. Les deux centres offensifs du Canadien sont trop petits. Une utilisation exagérée les expose à une fatigue excessive, qui rend leurs performances offensives déficientes en fin de match.
Scott Gomez
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AFP/Bruce Bennett/Getty Images
Q : Advenant que la blessure à Gomez soit plus grave que prévu, son absence pourrait-elle être bénéfique au Canadien? Quelle somme serait libérée dans le plafond salarial?
Pierre Charlebois
R : La somme libérée est le résultat d'une équation, selon le nombre de jours à partir desquels son nom est placé sur la liste des blessés à long terme. Ce serait beaucoup d'argent récupéré, mais sa blessure semble mineure. Une absence de plus de deux semaines serait étonnante.
Jusqu'ici, je suis déçu de la contribution de David Desharnais en remplacement de Gomez. Je croyais qu'il jouerait beaucoup mieux que Gomez. Le seul avantage pour le CH, c'est que Desharnais coûte moins cher.
Q : Si le Canadien soumet Gomez au ballottage afin de le céder à Hamilton et qu'aucune équipe ne le réclame, son salaire compterait-il dans la masse salariale s'il est à Hamilton?
Mario Sabourin
R : Non. Son salaire est éliminé du calcul du plafond salarial. Mais si, lors de son rappel, il est réclamé au ballottage, l'équipe qui en fait l'acquisition est seulement prise avec la moitié de son salaire. Le Canadien serait donc pris pour calculer dans son plafond salarial l'autre moitié de sa paie. C'est pourquoi les équipes qui rétrogradent des joueurs comme Sheldon Souray et Wade Redden les rappellent rarement.
Autrement dit, préférez-vous payer son plein salaire et l'avoir à votre disposition ou payer la moitié de son salaire sans compter sur lui?
Q : Quelles sont les différences entre des joueurs comme Yannick Weber et Raphael Diaz par rapport aux Chris Campoli et Jaroslav Spacek, mis à part l'expérience? Y a-t-il vraiment une différence de niveau?
Gaspard Ponzio
R : Non. Ce sont des joueurs dans la même catégorie. Les deux premiers ont plus d'expérience, et donc le temps fera des deux autres des joueurs de la Ligue nationale.
Q : Que se passe-t-il lorsqu'une équipe dépasse le plafond salarial ou lorsqu'elle ne peut atteindre le plancher salarial? Les équipes riches peuvent-elles « acheter une Coupe » nonobstant les pénalités causées par le dépassement du plafond salarial?
Guy L. Bélisle
R : C'est impossible de dépasser le plafond salarial. Des procédures forcent les organisations à prendre des décisions pour se plier aux restrictions budgétaires. C'est la raison pour laquelle vous verrez des joueurs sur la liste des blessés, et que la blessure n'est pas dévoilée. D'autres joueurs sont rétrogradés ou placés au ballottage.
Q : La LNH pourra-t-elle profiter du lock-out de la NBA pour se consolider aux États-Unis?
Pierre-Yves Bernard
R : Il y a eu un temps où on croyait que oui. Mais c'est de plus en plus dur à croire, car les marchés sont très différents. Je ne crois pas que la ligue puisse gagner davantage de partisans.
Où il y a de l'espoir, c'est sur le plan commercial, publicitaire. Même si les deux clientèles diffèrent, il y a un positionnement pour ce qui est du spectacle que certaines entreprises convoitent.
Q : Lorsqu'un joueur est sur la liste des blessés à long terme, qui paie son salaire? Est-ce que les équipes ont des assurances?
Mathieu Gendron
R : Les équipes ont des assurances, mais une partie de la facture est toujours refilée aux organisations. La formule est assez complexe. Mais de façon générale, c'est un pourcentage de la masse salariale totale qui est assurée. Les joueurs couverts sont généralement ceux qui gagnent le plus, pour des raisons évidentes.
Dans le cas de Markov, le Canadien lui a offert un contrat à long terme en connaissant l'état de son genou. Comme il s'agit d'une blessure récurrente, son genou n'est pas assurable. Le même phénomène touche les joueurs fréquemment victimes de commotions cérébrales.