Derek Boogaard
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Je veux d'abord parler de ce qui a marqué l'actualité cet été. Je pense que la perte de trois athlètes, tous des anciens hommes forts de la LNH, a mystifié tout le monde. Qu'est-ce qui peut causer pareil drame pour des athlètes dans la force de l'âge?
On ne peut pas dissocier l'absorption de substances et de médicaments de cette situation. C'est une chose de ne pas avoir froid aux yeux, mais mettez-vous un peu à leur place. Tu frappes un opposant et ses yeux ne bronchent pas, il n'est pas ébranlé, et la peur s'installe rapidement. Tu te demandes comment il va se sentir le lendemain après avoir reçu trois ou quatre coups en plein visage.
Tu te dis que pour en venir à bout, tu vas devoir l'assommer. C'est à la base du problème. Même si ces joueurs n'ont que quatre minutes de temps de glace par soir, ils n'ont pas le droit d'arriver à l'aréna et de dire qu'ils ont mal au coeur, qu'ils sont étourdis, qu'ils ont des pertes de mémoire. Donc, ils prennent des substances antidouleur ou autres.
Après, faites vos déductions, je ne suis pas médecin. Mais la LNH n'aura pas le choix que d'éliminer la bataille, pour trois raisons :
Réponse à Vincent Lecavalier
Au sujet des batailles, j'aimerais répondre à Vincent Lecavalier (dans le texte de Jean-François Chaumont publié le vendredi 9 septembre).
Il y a toujours eu des arbitres, il y a toujours eu des coups vicieux et il y a toujours eu des batailles. Le problème est ailleurs : peut-être que le « shérif » Gary Bettman ne veut pas voir changer la situation actuelle?
La pression doit donc venir d'ailleurs, elle doit venir de ceux qui ne sont pas en cause et pour qui l'enjeu n'est que social, et évidemment sportif, mais pas financier. C'est donc au public, par le truchement des médias, de faire comprendre à la ligue que ceux qui appliquent les règles sont avant tout ceux qui font les règles. Ça doit être aux dirigeants de la ligue de dicter la ligne à suivre, ça doit venir d'en haut.
Ensuite, les arbitres, les joueurs et les gens du milieu suivront le pas. On s'y adaptera comme on s'est adapté à la nouvelle réglementation.
Un peu plus tard cette semaine, je vous raconterai une anecdote concernant un de mes nombreux voyages en Russie qui vous fera comprendre que le drame qu'on vient de vivre avec le Lokomotiv était pratiquement inévitable.