Pierre Karl Péladeau s'imagine dans le siège du propriétaire d'une éventuelle équipe de la LNH à Québec. Mais pas à n'importe quel prix.
Pierre Karl Péladeau rêve des Nordiques, mais il ne souhaite pas investir pour la construction d'un nouvel amphithéâtre à Québec.
Le président et chef de la direction de Quebecor n'a pas l'intention d'investir dans la construction d'un nouvel amphithéâtre dans la Vieille Capitale.
« Les règles du jeu ont été clairement établies par la ligue. M. Bettman, à cet égard, a été clair et limpide. Il dit que s'il n'y a pas d'amphithéâtre, il n'y a pas d'équipe. C'est certainement impossible pour nous de concevoir que nous allons faire un investissement de cette nature sachant que l'investissement pour amener l'équipe, payer l'équipe et l'exploiter est déjà une contribution significative. »
Malgré ce refus, l'homme d'affaires québécois décrit avec optimisme son projet de ressusciter les Nordiques.
« Les étapes se déroulent bien, il n'y a pas de faux pas. C'est aussi beau de voir l'effervescence des partisans du Québec. Ça se déroule dans un ordre logique et favorable. »
« Nous ne sommes pas maîtres de l'emploi du temps ou de l'agenda de la LNH, a ajouté M. Péladeau. Nous restons discrets, nous jouons by the book , comme disent les Anglais. »
En début de semaine, le premier ministre du Québec, Jean Charest, s'est engagé à investir jusqu'à 45 % dans la construction d'un nouvel amphithéâtre.
Rappelons également que mercredi, les députés conservateurs de la région de Québec ont affirmé que le secteur privé devait participer à ce projet. Selon la ministre responsable de la région de Québec, Josée Verner, la part du privé donnerait « une bouffée d'oxygène aux payeurs de taxes ».