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![]() Hockey LNH - Blues « Merci d'être venu » - HalakMise à jour le samedi 4 septembre 2010 à 23 h 03 Un texte de Jean-François Chaumont MONTRÉAL -Jaroslav Halak a répété une simple phrase pendant quatre heures. « Merci d'être venu. » Patient, souriant et d'une grande générosité, le héros du printemps à Montréal a salué pour une dernière fois ses partisans, samedi, en après-midi. Et il l'a fait avec classe. Halak a signé des milliers d'autographes, il a serré autant de mains, mais il a surtout pris le temps de remercier chacun de ses fidèles qui attendaient depuis de longues heures. Le temps d'une journée, on aurait dit qu'un village entier avait déménagé au centre commercial Fairview de Pointe-Claire. Plus de 5000 partisans ont fait la queue dans l'espoir de rencontrer le gardien slovaque. « Je suis vraiment surpris, a avoué Halak. Je me doutais qu'il y allait avoir du monde, mais pas autant que ça. C'est étrange d'être un membre des Blues et d'être de retour à Montréal. » « Je voulais leur dire un dernier au revoir et, en même temps, j'aide la cause des enfants », a ajouté Halak. Pour cette séance d'autographes, Halak s'était associé à la fondation CHU (centre hospitalier universitaire) Sainte-Justine. Il apposait sa griffe sur une photo de lui dans l'uniforme du CH qu'on vendait au coût de 20 $. Tout l'argent allait à la fondation. En quelques heures, les organisateurs ont estimé à plus de 10 000 $ l'argent recueilli. Pas assez de temps La folie Halak était tellement forte que les organisateurs ont manqué de temps. Au départ, ils avaient prévu une séance de deux heures. Halak a finalement agité sa main droite pendant un peu plus de quatre heures. Sur le coup de 17 h 40, plus de 40 minutes après la fermeture du centre commercial, les organisateurs n'ont eu d'autres choix que de rabattre les portes. Soucieux de voir encore autant de gens à l'extérieur, Halak s'est approché de la foule pour prendre la parole. « Je m'excuse de ne pouvoir signer des autographes pour chacun de vous, a lancé le Slovaque d'une voix triste. Je vous remercie sincèrement de votre présence, je n'oublierai pas Montréal. » Présente à l'intérieur du magasin, l'amie de coeur de Halak était sous le choc. « Je savais que Jaro était populaire, mais je ne pensais pas qu'il pouvait l'être autant, a affirmé Petra Ploczakova. C'est malheureux de manquer de temps, je me sens mal et je sais que Jaro vit le même sentiment. » Timide, Halak n'a pas voulu laisser transparaître ses émotions. « Je ne sais pas si je suis triste, mais je suis fatigué », a précisé l'homme masqué de Bratislava. Un autre départ Avec les Blues, Halak vivra pour une première véritable fois dans la peau d'un gardien numéro un. « Quand j'ai appris l'échange, j'étais surpris. Mais en même temps, j'étais heureux. Je vais obtenir ma chance avec les Blues. » Halak n'a pas signé que des autographes récemment. Le 6 juillet, il a paraphé un contrat de 4 ans et 15 millions avec les Blues. À St. Louis, Halak n'oubliera pas complètement le Canadien. Il a confié à Radio-Canada Sports qu'il arborera une photo de Jacques Plante sur son prochain masque. Plante a d'ailleurs défendu la cage des Blues pendant deux saisons, de 1968 à 1970.
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