Carey Price et Jaroslav Halak
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PC/Ryan Remiorz
Au lendemain de l'élimination du Canadien, Dany Dubé commente les défis auxquels sera confronté le Canadien cet été.
Carey Price ou Jaroslav Halak? Combien vaut Tomas Plekanec? Comment respecter la masse salariale? Dany Dubé analyse les défis qui attendent le Canadien dans l'intersaison.
Le Canadien a de nombreux dossiers à régler dans l'intersaison, à commencer par celui des gardiens.
Si Pierre Gauthier veut en sacrifier un pour améliorer l'équipe, Carey Price est celui qui écopera, car je suis convaincu qu'il a plus de valeur sur le marché.
Jaroslav Halak n'est cependant pas en reste et il a prouvé qu'il peut gagner les gros matchs. Après tout, il a remporté deux septièmes matchs de séries.
Si c'est sur lui qu'on veut miser, il faut cependant enrichir son environnement. Il y a encore trop de passagers dans l'équipe, trop de joueurs qui ne contribuent pas.
Plekanec
La signature de Tomas Plekanec est un autre dossier chaud qui attend Gauthier.
Si on lui donne l'argent qu'il demande, il faudra ajouter des années à son contrat pour diminuer la moyenne de son salaire. Une telle décision empêcherait alors l'équipe d'apporter des changements à sa ligne de centre à long terme.
Une moyenne de 6 millions par année me semble très irréaliste pour Plekanec. À 5 millions, il serait bien payé. Sa valeur réelle se situe davantage autour de 4,5 millions, mais il va sans doute toucher un million de plus.
La masse salariale
Tout indique que le plafond salarial demeurera le même la saison prochaine (56 M$). Le Canadien a déjà 47 M$ d'engagés, ce qui place Gauthier dans une situation délicate.
C'est inévitable : il doit laisser partir de hauts salariés. Le problème, c'est que plusieurs autres équipes se trouvent dans une position similaire, ce qui complique les choses.
Les frères Kostitsyn sont sans doute ceux qui sont le plus en danger. Ensemble, ils sont certainement plus alléchants, mais seule une équipe qui se cherche désespérément en attaque les accepterait.
Andrei (à gauche) et Sergei (à droite) Kostitsyn
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PC/Graham Hughes
En laissant aller les frères Kostitsyn, on libérerait quelque 4,5 millions, ce qui donnerait une plus grande marge de manoeuvre au Tricolore. En retour, Gauthier pourrait obtenir un jeune espoir.
Quand on analyse l'ensemble, on se rend compte que Gauthier fait face à des décisions déchirantes. Dans les buts, il y a matière à amélioration. En défense, il faudra peut-être reconsidérer le statut de Markov en raison de son salaire.
En attaque, il faut trouver des façons d'améliorer le groupe, parce que la solution ne vient pas de Hamilton. On y trouve essentiellement des joueurs capables d'occuper des postes sur les troisième et quatrième trios.
Quand Ben Maxwell est le meilleur centre et David Desharnais le meilleur franc-tireur, ça en dit long sur la relève. En tout respect pour ces joueurs, ils demeurent des projets et ne sont pas encore des valeurs sûres.
Le Canadien ne doit surtout pas faire comme les Oilers de 2006, qui avaient atteint la finale de la Coupe Stanley. À Edmonton, on croyait que l'équipe était sur une lancée et on avait donné de gros contrats à Ales Hemsky, Shawn Horcoff, Fernando Pisani et Dwayne Roloson.
Le Tricolore ne doit pas devenir les nouveaux Oilers. Il doit prendre du recul par rapport à ce qu'il vient de vivre en séries et ne pas se laisser emporter par l'émotion au moment d'accorder de nouveaux contrats.