Kimmo Timonen et Tomas Plekanec
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PC/AP Photo/Matt Slocum
Les Daniel Carcillo et Scott Hartnell des Flyers ont retenu votre attention dans la chronique hebdomadaire de Dany Dubé.
La série Canadien-Flyers fait jaser dans les chaumières... et alimente vos questions.
Q : Maintenant que le Canadien affronte une équipe aussi robuste que les Flyers, pourrait-on regretter d'avoir envoyé Georges Laraque au rancart?
Benoît Lemire
R : Pas du tout. Laraque n'avait pas le désir de faire le travail pour lequel on l'a embauché. Il voulait faire un autre travail. Il se plaignait de son sort et n'était plus heureux. Il était une distraction, car il tentait d'influencer d'autres joueurs.
J'ajouterai que la robustesse n'est pas encore un facteur dans cette série. C'est un mythe. J'ai vu des joueurs des Flyers se débarrasser de la rondelle quand ils sont pressés, comme pour le Canadien.
La différence jusqu'à présent, c'est la qualité des unités spéciales et la baisse de la combativité du Tricolore.
Q : Qui, parmi les défenseurs du Canadien, pourrait tasser Scott Hartnell - et éventuellement, Dustin Byfuglien - devant le filet?
Jean-Cédric Larouche
R : Personne dans la LNH ne peut tasser un joueur qui s'installe devant le filet. Les règlements l'empêchent.
Les stratégies sont simples : se placer dans la ligne de patinage du joueur pour l'empêcher de se garer devant le filet. Si l'attaquant adverse réussit malgré tout, il faut alors se placer dans les lignes de tir.
Les Flyers le font très bien et bloquent plusieurs tirs du CH. Ça ne vous rappelle pas quelque chose face aux Penguins et aux Capitals?
Q : Comment expliquer le nombre élevé de punitions pour avoir eu trop d'hommes sur la patinoire depuis le début des séries?
Jim Deshaies
R : Les entraîneurs demandent actuellement aux joueurs des changements plus rapides à cause du tempo élevé des matchs.
Le problème est souvent le même : les joueurs s'amènent au banc avant que la rondelle ne soit en fond de territoire. Or, une relance rapide, bien orchestrée, va forcer les joueurs à demeurer sur la glace, même si le joueur qui partait du banc s'est déjà compromis. Un joueur censé rentrer au banc va donc rester sur la patinoire pour empêcher l'échappée.
C'est peut-être aussi le résultat à long terme de l'élimination de la ligne rouge et, par le fait même, de la passe de deux lignes.
Jamie McGinn (64), Torrey Mitchell (17) et Logan Couture (39)
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AFP/Getty Images/Ezra Shaw
Q : Les Sharks ont-ils perdu leur étiquette de perdants en séries en atteignant le troisième tour, même s'ils devaient se faire balayer?
Patrick Patterson
R : S'ils se font balayer, ce sera une déception. Cette série doit se poursuivre, et les Sharks doivent forcer les Blackhawks à aller au bout de leurs ressources. Si ça ne se produit pas, on devra parler de déception. Les Sharks doivent sortir de leur association.
Q : Stéphane Veilleux, du Lightning de Tampa Bay, va déposer un grief contre son équipe qui refuse de payer les frais médicaux encourus afin de soigner sa blessure à l'épaule. A-t-on déjà vu dans le passé un comportement aussi chiche venant d'une équipe de la LNH?
Pierre Charlebois
NDLR : Le Lightning est finalement revenu sur sa décision et a payé pour l'opération du joueur.
R : Oui. Murray Wilson, commentateur des matchs du Canadien à la radio anglaise, est allé en cour contre les Kings pour une blessure. Ces situations se produisent, et elles arrivent toujours aux mêmes organisations : celles qui ont des problèmes d'argent.