Le hockey, une passion vieille de 42 ans

De Victoriaville jusqu'en Floride, en passant par Montréal, Atlanta, St. Louis, Philadelphie, Buffalo et Ottawa, la carrière de Phil Myre s'échelonne sur plus de 40 ans.

De Victoriaville jusqu'en Floride, en passant par Montréal, Atlanta, St. Louis, Philadelphie, Buffalo et Ottawa, la carrière de Phil Myre s'échelonne sur plus de 40 ans.

Il a été tour à tour joueur, entraîneur et recruteur professionnel.

Phil Myre a fait ses débuts dans la LNH avec le Canadien de Montréal. Il a eu la chance de côtoyer trois générations de joueurs de la Sainte-Flanelle en même temps.

Encore jeunot, il était impressionné d'être assis dans le même vestiaire que ses idoles Jean Béliveau et Henri Richard. Myre était le gardien substitut de Rogatien Vachon quand il a vu arriver un certain Ken Dryden.

C'est donc avec les Blues que le gardien québécois a eu sa seule chance d'être numéro un. Mais ses plus beaux moments, il les vivra avec le Canadien et les Flyers. Il faisait partie de l'édition 1979-1980 des Flyers qui ont établi un record de la LNH avec 35 matchs sans défaite (25-0-10).

Cette saison-là, les Flyers s'étaient rendus en finale et avaient perdu contre les Islanders de New York.

Une après-carrière voulue

La carrière d'entraîneur adjoint de Phil Myre n'est pas véritablement un hasard, car le gardien l'avait planifiée. À Buffalo, il jouait encore lorsqu'il a commencé à exercer ce métier.

Phil Myre a ensuite passé neuf ans dans l'organisation des Sénateurs d'Ottawa comme entraîneur des gardiens et comme recruteur professionnel aux côtés de Jacques Martin. Après le lock-out, il a rejoint Martin avec les Panthers de la Floride.

Aujourd'hui, il oeuvre comme recruteur professionnel pour cette organisation. Interrogé sur l'entraîneur actuel du Canadien, il n'est pas surpris des succès de Jacques Martin. Selon lui, Martin est un homme organisé qui ne laisse rien au hasard.

Phil Myre vit aux États-Unis depuis environ vingt ans dans la région de Détroit au Michigan. Il n'a jamais perdu son français, car à la maison, sa femme et ses deux filles parlent constamment la langue de Molière.