Bonjour à tous,
Je suis maintenant en route vers le Québec, je rentre déjà à la maison. Près de 72 heures après notre élimination, je peux vous dire que ça fait toujours aussi mal.
C'est tellement frustrant de perdre, encore plus lors d'un septième match. Et possiblement encore plus contre le Canadien de Montréal.
Je croyais sincèrement en nos chances de pouvoir répéter nos exploits de la saison dernière. Il y avait une bonne chimie au sein de l'équipe, nous formions un groupe uni et déterminé.
Marc-André Fleury et Dominic Moore
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AFP/Getty Images/Dave Sandford
Jusqu'au début de la prochaine saison, on me posera des questions sur ce fameux septième match contre le CH. Je suis le premier à l'admettre : je n'ai pas connu une bonne sortie. Je ne souhaitais pas terminer ma saison sur une mauvaise note.
J'avais réellement le moral dans les talons après le match. Heureusement, mes coéquipiers et mes entraîneurs ont pris le temps de venir me parler.
Le message se ressemblait d'un joueur à l'autre, ils tenaient simplement à me rappeler que nous gagnons et perdons en équipe. C'est un cliché, mais c'est aussi la meilleure façon d'analyser un revers. Tu ne peux pas montrer du doigt uniquement un ou deux joueurs.
Avant de partir de Pittsburgh, nous avons fait le bilan de notre dernière saison. Comme le reste des joueurs, j'ai eu droit à un entretien avec Dan Bylsma (entraîneur) et Ray Shero (directeur général). La rencontre s'est très bien déroulée.
J'étais pratiquement soulagé de constater qu'ils vivaient cette élimination aussi difficilement que moi. J'entretiens une très bonne relation avec Bylsma et Shero et j'ai aimé notre discussion.
À mes yeux, la motivation sera simplement plus grande la saison prochaine. Le noyau de l'équipe restera pratiquement le même et nous aurons encore une fois une chance de remporter la coupe Stanley.
Nous risquons de perdre quelques défenseurs sur le marché des joueurs autonomes. Sergei Gonchar, Jordan Leopold, Mark Eaton et Jay Mckee pourraient chacun devenir libres comme l'air le 1er juillet.
J'espère que l'équipe trouvera le moyen de conserver le plus de gars possible.
Cammalleri et Gionta, deux menaces
Michael Cammalleri
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AFP/Getty Images/Jamie Sabau
Je ne peux évidemment pas passer sous silence le beau parcours du Canadien. Le CH a joué avec énormément de détermination et de courage contre nous. Dès le premier match de la série, ils ont perdu les services de leur meilleur défenseur, Andrei Markov.
Malgré un blessé important, cette équipe n'a jamais baissé les bras.
Pour un gardien, c'était parfois frustrant d'affronter le Canadien. Je ne recevais pas beaucoup de tirs et je me sentais moins dans le match. Ils préconisaient un style de jeu assez passif et ils te faisaient mal dès la moindre petite erreur.
Michael Cammalleri et Brian Gionta sont les deux joueurs qui m'ont donné le plus de difficulté. Cammalleri peut te battre de partout avec son tir sur réception et Gionta est inépuisable.
Malgré sa petite taille, Gionta fonçait toujours au filet pour récupérer des retours.
Devant le filet, Jaroslav Halak a poursuivi sur sa lancée. Il était toujours bien positionné, il se déplace rapidement et même s'il n'est pas le plus imposant des gardiens, il paraît gros devant son but.
Pour la finale de l'Est, je n'oserai pas faire de prédiction entre le Canadien et les Flyers. Il s'agit d'un duel entre les deux équipes cendrillons depuis le début des séries.
Halak aura encore une fois un rôle déterminant dans les succès de son équipe.
On se reparle bientôt,
Marc-André Fleury