Jaroslav Halak
©
PC/AP Photo/Gene J. Puskar
En raison du volume de questions pour Dany Dubé cette semaine, nous avons résumé vos principales interrogations en deux points.
Dany Dubé se penche sur la situation du Tricolore et de Jaroslav Halak.
Q : Croyez-vous possible que le Canadien surprenne les Penguins mercredi?
R : L'important n'est pas ce que je crois, mais ce que les joueurs croient!
Dans mes chroniques, j'avance généralement des explications techniques, mais pour un septième match, l'explication psychologique n'est pas négligeable.
Le miracle, le Canadien l'a réalisé en faisant ce que tous croyaient impossible : éliminer les Capitals au premier tour. Dans ce vestiaire, on croit vraiment qu'on peut éliminer n'importe quelle équipe, de n'importe quelle position, y compris les Penguins.
Le succès s'installe quand la croyance dans le vestiaire est partagée par tous les joueurs, et c'est le cas actuellement.
Je crois également que les joueurs du Tricolore y croient plus que ceux des Penguins. Ce qui habite les hommes de Dan Bylsma, c'est la peur de perdre. Cette même peur de l'échec a habité les joueurs du CH dans la dernière ligne droite vers les séries.
Cette peur de l'échec, c'est celle qui te fait tenir ton bâton plus serré, celle qui t'empêche de jouer par instinct, celle qui provoque le genre de retenue dans ton jeu qui est fatale dans les grands matchs.
Du haut de la passerelle, il semble que Sidney Crosby soit également perturbé depuis quelques matchs. En se plaignant constamment, en parlant aux arbitres, en manifestant sa colère, le capitaine des Penguins démontre une frustration qui l'éloigne de son jeu.
Q : En quoi les performances de Jaroslav Halak changent-elles la donne pour Pierre Gauthier cet été?
R : Ça change tout. L'organisation du Canadien sait maintenant que Halak est un gardien qui peut jouer de grands matchs.
Ce que l'organisation ne connaît toujours pas, c'est sa capacité de gérer le quotidien dans un environnement comme celui du Canadien. En d'autres mots, si un jour il reçoit officiellement le titre de gardien numéro 1, comment réagira-t-il?
La seule façon de le savoir, c'est de faire comme en séries : en le lançant dans la fosse aux lions.
Personnellement, si j'étais à la place des dirigeants du Canadien, j'éviterais de parler de gardien numéro 1.
Halak sera-t-il là à l'ouverture du prochain camp du Canadien? Et Carey Price? Il est encore trop tôt pour se prononcer. On en reparlera après le repêchage...