Un étrange sentiment

Bonjour à vous tous,

Pour la première fois de ma vie, j'affronte l'équipe de mon enfance, le Canadien, en séries.

C'est un sentiment assez bizarre de se trouver face au Canadien. Plus jeune, j'étais un grand partisan du CH, je me souviens tellement bien de la Coupe Stanley de 1993.

J'ai grandi en regardant Patrick Roy, et plus tard, c'était Martin Brodeur.

Même si j'étais un fan du Canadien, je souhaite maintenant les éliminer au deuxième tour des séries!

Les joueurs du Canadien ont pleinement mérité leur victoire sur les Capitals de Washington au premier tour. Ils ont travaillé fort, ils ont bien joué en équipe et ils ont réussi à contrer les gros canons des Caps.

Jaroslav Halak a évidemment été la clé dans cette victoire en sept matchs. Il a réussi des arrêts miraculeux, il était vraiment dominant.

Attention au trio de Plekanec

Marc-André Fleury Marc-André Fleury  Photo :  AFP/Joel Auerbach/Getty Images

Comme mes coéquipiers, je m'attends à un duel très difficile. L'attaque du Canadien est bien équilibrée. Je devrai me méfier du premier trio, celui de Plekanec, Cammalleri et Andrei Kostitsyn.

Cammalleri possède tout un tir sur réception et Kostitsyn a un très bon tir des poignets. Pour un gardien, tu dois être alerte contre d'aussi bons marqueurs.

Brian Gionta et Scott Gomez seront aussi menaçants, tout comme Marc-André Bergeron et Andrei Markov.

L'ambiance au Centre Bell

Même si je suis né à Sorel, je ne m'attends pas à un accueil très chaleureux au Centre Bell. Les partisans vont crier mon nom dans l'espoir de me déconcentrer.

Je suis toutefois habitué à ça. Un peu partout dans la LNH, on crie mon nom de famille. Je ne sais pas pourquoi, mais les anglophones aiment ça dire : Fleeeeeeuuuuurrrrrrrrrrrry!

Depuis mes débuts dans la LNH, j'ai connu des départs difficiles à Ottawa et à Montréal. Au premier tour des séries, j'ai réussi à vaincre les Sénateurs trois fois sur leur glace à Ottawa.

Cette série me procure une bonne dose de confiance pour mes matchs à Montréal.

À bientôt,

Marc-André Fleury