Michael Cammalleri et P.K. Subban
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PC/Ryan Remiorz
Le rappel de P.K. Subban et l'arbitrage, entre autres, ont retenu votre attention cette semaine. Les réponses à vos questions ci-bas.
P.K. Subban est-il déifié trop rapidement par les partisans du Canadien? Ryan Miller a-t-il trop donné aux Jeux olympiques? Dany Dubé répond à vos questions.
Q : Les partisans du Canadien s'enflamment-ils un peu rapidement avec P.K. Subban?
Nicolas Renaud
R : Les partisans s'enflamment toujours trop vite avec les nouveaux venus. Ils aiment les joueurs de façon démesurée, et ils peuvent aussi les détester de façon démesurée. Cette relation amour-haine rend difficile l'intégration d'un jeune. Il y a trop de passion, pas assez de raison.
Cela dit, Subban deviendra un joueur vedette à Montréal et dans la Ligue nationale. Mais ne faisons pas de lui une vedette avant qu'il n'ait lui-même établi ses marques.
La décision de le laisser à Hamilton cette saison était excellente. Il a fait son apprentissage loin des projecteurs. Dans ce cas, il y a moins de chances que l'amour se transforme en haine, car il gérera mieux ce qui vient avec le rôle d'un joueur d'impact avec le Tricolore.
Q : Les Sabres ont-ils payé pour les succès de Ryan Miller aux Jeux olympiques? Était-il fatigué physiquement ou émotionnellement?
Richard Truluck
R : Pas du tout. N'oubliez pas que les Sabres n'ont marqué aucun but en avantage numérique. Miller ne peut pas jouer à la pointe!
J'ajouterai que Miller et les Sabres ont été victimes d'un trop grand nombre de matchs sans impact en fin de saison. De leur côté, les Bruins jouent depuis deux mois avec le sentiment d'urgence qui caractérise le jeu en séries.
Q : Avec les cas de Zdeno Chara et de Marian Hossa, la LNH n'a-t-elle pas laissé de côté sa politique et ses règlements pour favoriser le spectacle?
Michel Provençal
R : Tout le monde sait que la LNH fait tout pour maltraiter sa crédibilité. Elle le réussit très bien d'ailleurs. Cette fois, c'est une autre de ces situations où il y a deux poids, deux mesures.
Q : On voit souvent des joueurs punis s'entretenir avec les arbitres avant de se rendre au banc, présumément pour les convaincre qu'ils prennent une mauvaise décision. Qu'espèrent-ils en faisant cela? Espèrent-ils vraiment renverser leur décision, ou arrivent-ils à convaincre les arbitres d'envoyer un joueur de l'équipe adverse au banc avec eux?
Benoît Lemire
R: Non. Tout ce qu'ils essaient de faire, c'est de bien comprendre la démarcation entre ce qui est permis et ce qui est interdit. Encore une fois, un des problèmes de l'arbitrage en séries est l'absence de régularité.