Jonathan Bernier
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En septembre 2007, Jonathan Bernier a goûté au faste de la Ligue nationale.
Jonathan Bernier s'est illustré avec trois victoires en mars. Des gains qui ont permis aux Kings de se qualifier pour les séries pour la première fois depuis 2002. Sauf que depuis, le gardien a été rétrogradé à Manchester.
Alors âgé de 19 ans, le Québécois se croyait à l'aube d'une belle carrière avec les professionnels, surtout après avoir savouré la victoire d'entrée de jeu, à Londres par surcroît.
Mais des défaites à ses trois sorties suivantes ont changé la donne. Les Kings ont alors rétrogradé leur jeune gardien à son club junior, les MAINEiacs de Lewiston.
Un cruel retour à la réalité et un dur coup pour le moral... mais pour le mieux.
« À 19 ans, je me sentais prêt. Mais je regarde deux ans plus tard et je suis un joueur différent. J'ai mûri beaucoup et je comprends le jeu beaucoup mieux, soutient Bernier, maintenant âgé de 21 ans. Je crois que tout le monde veut être dans la meilleure ligue le plus vite possible. Mais des fois, tu dois suivre les étapes et c'est ça qu'ils ont voulu faire avec moi et ça a porté fruit. »
Et comment! À sa deuxième saison avec les Monarchs de Manchester, le club-école des Kings, le Lavallois a présenté une fiche de 30-20-6, une moyenne de 2,03 et un taux d'efficacité de ,937. Des statistiques qui lui ont permis de décrocher, lundi, le trophée Aldege-Bastien remis au meilleur gardien dans la Ligue américaine.
Pas pour rien que lors du dernier passage des Kings à Montréal, leur dépisteur Alyn McAuley a déclaré que Bernier était le meilleur gardien à ne pas jouer dans la LNH.
Depuis, le premier choix des Kings au repêchage de 2006 (11e au total) a obtenu une deuxième chance dans la grande ligue. Et cette fois, il n'a rien à se reprocher. Ses deux victoires la semaine dernière contre les Predators de Nashville et les Canucks de Vancouver ont permis aux siens d'accéder aux séries pour la première fois depuis 2002.
En trois matchs en mars, Bernier a conservé une impressionnante moyenne de 1,30 et un tout aussi spectaculaire taux d'efficacité de ,960.
« Ça a été deux victoires importantes. Je me sentais confiant avec mes défenseurs et la même chose pour eux. Ça a été une belle performance pour moi. Je me disais de tenter ma chance et de performer pour donner une bonne chance à mon équipe de gagner. Et les résultats ont été très bons. Mais je ne peux pas contrôler les décisions. »
Un avenir prometteur
Jonathan Bernier
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PC/AP Photo/Tony Gutierrez
Dans sa dernière phrase, Bernier fait allusion à sa rétrogradation à Manchester mardi. Avec un Jonathan Quick en pleine possession de ses moyens, les Kings préfèrent faire confiance à leurs deux gardiens partants en séries.
Même si la formation californienne ne lui a fait aucune promesse, Bernier retourne à Manchester gonflé à bloc, avec le mandat de faire progresser les Monarchs.
« Ils m'ont dit d'aller en bas et de faire ce que j'ai fait toute l'année parce qu'on ne sait jamais ce qui peut se passer. Pour moi, c'est de retourner en bas et de dominer afin de mener mon équipe le plus loin possible dans les séries éliminatoires », affirme-t-il.
Plus mature et plus confiant, le Québécois n'est plus qu'à quelques pas de poursuivre sa carrière dans la LNH avec une équipe qui possédera un solide duo devant le filet avec Bernier et Quick.
D'ailleurs, Bernier entrevoit un avenir plus que reluisant pour la formation de la Ville des Anges.
« On doit donner beaucoup de crédit à Dean Lombardi et à son équipe. Ils ont fait beaucoup de travail pour repêcher de bons joueurs et je crois qu'ils sont sur la bonne voie. Pour moi, c'est très flatteur de voir que dans quelques années, je vais pouvoir rentrer dans l'équipe et être confiant avec l'équipe qui joue en avant de moi. »
Une histoire... et une équipe à suivre.