Bonjour à tous,
En début de saison, les experts prédisaient une saison misérable aux Predators de Nashville. Une place en séries semblait un objectif impossible selon eux.
Mais dans le vestiaire de l'équipe, il n'y a jamais eu de doutes. Nous croyons en nos chances depuis le jour 1. Encore une fois, les Predators auront déjoué toutes les prédictions.
À moins d'une semaine de la fin de la saison, nous avons déjà décroché notre billet pour les séries éliminatoires. Nous pourrions même franchir le plateau des 100 points. Pour y parvenir, nous aurons besoin de deux points à nos deux derniers matchs de la saison.
Pour gagner, tu n'as pas toujours besoin d'une grande vedette. Tu as besoin d'un bon système de jeu, d'un très bon gardien, d'un bon groupe de défenseurs et d'un bon équilibre parmi tes quatre trios à l'attaque. Les Predators répondent à chacun de ces critères.
L'impact de Rinne
Andrew Brunette devant Pekka Rinne
©
PC/AP Photo/Ann Heisenfelt
Pekka Rinne n'a pas la réputation d'un Martin Brodeur, Ryan Miller, Roberto Luongo ou Miikka Kiprusoff, mais il a un impact aussi grand sur son équipe.
Ce n'est pas la première fois que je vous parle de Pekka. Je me souviens d'une chronique, l'an dernier, dans laquelle je décrivais son immense potentiel.
À l'image de notre équipe, Rinne a connu une saison incroyable. Avec ses sept jeux blancs, il a gagné plusieurs matchs à lui seul cette saison. J'ai rarement vu un gardien de 1,96 m (6 pi 5 po) être aussi agile et rapide. Il réussit à couvrir pratiquement tous les angles possibles tellement il est grand devant son filet.
En plus, il a une attitude irréprochable et il est adoré de ses coéquipiers.
Les Predators ont pris une sage décision à la fin du mois de février en lui offrant une prolongation de contrat de deux ans. Tôt ou tard, l'équipe devait faire un choix entre Rinne et Dan Ellis.
Je trouve ça triste pour Dan, car il était l'un de mes bons amis à Nashville. Je suis toutefois convaincu qu'il se trouvera un boulot de numéro un ailleurs dans la LNH la saison prochaine. Plusieurs équipes rêveraient en ce moment de miser sur un gardien comme lui.
Une recrue et un marqueur
Colin Wilson est un autre joueur à surveiller au sein de notre équipe. Il a vraiment fait un pas de géant depuis que notre entraîneur Barry Trotz a décidé de l'utiliser à l'aile plutôt qu'au centre.
En début de saison, Colin semblait un peu perdu. Il sortait de l'Université de Boston et il devait s'attendre à dominer rapidement dans la LNH. Il a heurté un mur, mais c'est tout à fait normal. Il a profité de son passage à Milwaukee dans la Ligue américaine pour rebâtir sa confiance.
Patric Hornqvist
©
PC/AP Photo/David Zalubowski
Depuis son rappel il y a quelques semaines, Wilson joue du très gros hockey. Il forme un dangereux trio en compagnie de David Legwand et de Martin Erat.
Je lui prédis vraiment un bel avenir avec notre équipe. C'est toujours bon signe quand tu vois un jeune joueur s'améliorer aussi rapidement.
Patric Hornqvist, quant à lui, a franchi le plateau des 30 buts pour une première fois. Hornqvist est une véritable peste devant le filet adverse. À mes yeux, il est un clone en plus petit de Tomas Holmstrom, des Red Wings de Détroit.
Hornqvist réussit toujours à déconcentrer le gardien en plus de l'empêcher de voir la rondelle. Il a aussi un don pour faire dévier des tirs.
Je vous reparle avant le premier tour des séries. J'ai hâte de connaître nos rivaux.
Jean-Pierre Dumont