Thomas Vanek déjoue Carey Price.
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PC/AP/Don Heupel
Cette semaine, Dany Dubé vous parle du rôle de numéro un avec le Canadien de Montréal, des décisions de recrutement du Tricolore et du travail d'entraîneur.
Q : Pourquoi dire que Price sera numéro un à long terme et qu'Halak est à court terme numéro un. Je vais faire mon Nostradamus moi aussi : Price avec son habitude ne sera jamais numéro un. Tu ne changes pas un homme avec son caractère.
Daniel Bélanger
R : Je ne sais pas ce que les autres pensent. La croyance générale est que Carey Price possède plus d'outils. C'est un meilleur athlète servi par un meilleur gabarit. Et son passé au niveau amateur et professionnel est quand même reluisant. La plupart des hommes de hockey regardent les jeunes joueurs en faisant des projections d'avenir. Le consensus semble dire qu'Halak a actuellement atteint sa maturité.
Certains gardiens très talentueux deviennent un jour ce qu'ils doivent devenir, mais ça peut prendre du temps. L'exemple d'Ilya Bryzgalov est le premier qui me vient en tête, mais il y en a d'autres qui ratent carrément l'opportunité qui leur est proposée. Alors, je suis d'accord avec vous, y aller d'affirmations est un peu culotté. Il faut vraiment faire preuve de modération lorsqu'on parle de la progression d'un joueur.
Q : Comment l'équipe de recrutement du Canadien se compare-t-elle avec celle des autres équipes? Est-ce que le fait d'avoir lancé la serviette pour D'Agostini, Chipchura et Grabovski est signe d'une moins bonne performance qu'ailleurs?
Benoit Lemire
R : Pour être en mesure de juger la moyenne au bâton des dépisteurs chez le CH, il faut regarder 3 à 5 ans après le repêchage. Là, tu vois si les dépisteurs ont fait les bons choix. L'exercice est assez simple à faire : le rang de repêchage et le nombre de joueurs repêchés par année versus le nombre de joueurs qui sont avec l'équipe.
Il y a des dépisteurs qui repêchent seulement pour placer leurs joueurs dans la LNH pour protéger leur moyenne au bâton. D'autres repêchent pour leur équipe avec des besoins plus spécifiques. C'est plus risqué de la deuxième manière.
Le CH a plutôt repêché de la première façon pour enrichir sa banque de joueurs. L'avenir va donner raison ou tort aux hommes de hockey. Mais c'est sûr que des organisations ont la réputation de mieux repêcher.
Il faut dire que quand le noyau est stable, c'est plus facile d'intégrer les jeunes joueurs. C'est pour ça que la tendance lourde pour les équipes qui dominent, comme les Penguins, les Capitals et les Blackhawks, est qu'elles ont fini dans la cave du classement quelques années. Pour ceux qui terminent en bas du classement, mais qui ne s'améliorent jamais, ça devient impardonnable.
Q : Voyez-vous une solution pour diminuer le nombre de blessures?
Jean Gauthier
R : Oui, il faut une intransigeance pour ce qui est des coups à la tête. Quand on dit qu'on peut frapper un joueur à la tête parce qu'il ne voit pas l'adversaire, mais que l'adversaire est devant lui, on a un problème. Nous faisons face à un faux débat. Pour protéger les joueurs, il faut éliminer les coups à la tête. On détermine une zone où l'on a le droit et une zone où l'on n'a pas le droit. Les joueurs vont ralentir naturellement, et ça ne diminuera pas le nombre de mises en échec. Ça va seulement réduire leur violence.
Le GBS (gros bon sens) me fait anticiper une diminution des blessures s'il y a un changement de règle. Pour moi, si le coup à la tête est accidentel, on donne une pénalité de 4 minutes. Si le coup à la tête est volontaire, ça devient une pénalité de 5 minutes avec expulsion et suspension automatique.
Q : Je vois souvent Jacques Martin écrire des notes dans un calepin durant le match, surtout après un but. Qu'écrit-il?
Jean Racine
Il écrit qui a provoqué le but. Il prend des notes à propos de joueurs qui malmènent sa défense, l'efficacité des confrontations. Il note aussi le temps sur le cadran pour aller chercher plus rapidement des séquences vidéo.