Longtemps, trois frères de Rouyn-Noranda auront fait résonner le nom Bordeleau aux quatre coins de la planète hockey.
Premier de trois frères ayant joué dans la LNH, Christian Bordeleau a passé sa vie dans les arénas. L'ancien joueur du Canadien est maintenant à l'emploi de la Centrale de recrutement de la LNH.
D'abord, Jean-Pierre et Paulin auront connu des carrières admirables dans la LNH. Le premier passant notamment neuf saisons comme ailier droit avec les Blackhawks de Chicago.
Mais l'aîné des Bordeleau, Christian, demeure celui avec la carrière la plus singulière.
C'est un petit joueur de centre qui débarque avec le CH au cours de la saison 1968-1969. Rapidement, on comprend que Bordeleau ne fera pas partie des plans d'avenir de l'entraîneur Claude Ruel.
« Dans le temps, il y avait Béliveau, Henri Richard, Ralph Backstrom, Bobby Rousseau, Jacques Lemaire, Peter Mahovlich. Ils m'ont donné une chance, ils m'ont échangé à St. Louis », raconte Bordeleau.
L'année 1971 marquera la naissance de l'Association mondiale de hockey (AMH) et donnera la chance au jeune rouynorandien d'exprimer pleinement son talent. « J'ai dit à Bobby (Hull, son coéquipier de l'époque) : "Si tu y vas, j'y vais." »
Direction Winnipeg pour Bordeleau. Il y connaîtra une première saison de 101 points. « Mais j'ai détesté Winnipeg pour m'en confesser », se rappelle-t-il.
Ses jours avec les Nordiques de Québec seront plus heureux. En compagnie de Jean-Claude Tremblay, son frère Paulin et Marc Tardif, il gagnera la Coupe Avco. « Je n'étais pas un gros joueur, mais je patinais. Je n'étais pas une vedette, mais j'ai joué avec des vedettes. »
Après ses 11 saisons en tant que joueur professionnel, Christian Bordeleau accrochera ses patins, mais la vie se chargera de le ramener vers les patinoires.
« La centrale de recrutement cherchait quelqu'un au Québec. André Boudrias, un ami et ancien coéquipier, m'avait recommandé. Je suis bien chanceux d'avoir fait ma vie dans le hockey. »
Depuis, lorsqu'il épie les talents de demain, l'acharnement demeure un point crucial de son évaluation.
« J'ai toujours été travaillant et c'est pour ça que, dans le dépistage, c'est important pour moi »