Les suspensions dans la LNH : Dany Dubé vous répond

Les joueurs des Bruins, près de Marc Savard Les joueurs des Bruins, près de Marc Savard   © PC/AP Photo/Keith Srakocic

Cette semaine, Dany Dubé revient sur l'incidence des coups salauds dans la LNH et sur la position des dirigeants du circuit. Il répond aussi à une question épineuse : la gloire du passé pèse-t-elle trop lourd sur le CH d'aujourd'hui?

Q : Dany, crois-tu qu'il y a de la justice de la part des juges de discipline? Je ne crois pas, car on vient de voir que les chouchous de la LHN ont le droit de tout faire. Même avec deux matchs de suspension, ça n'a pas de bon sens. Et les autres, ce sont eux qui payent.

Gilde et Solande

R : C'est difficile de comprendre le raisonnement derrière les décisions de Colin Campbell. Mais je vous dirai ceci : la LNH compte sur les assistances pour être profitable. L'argent ne vient pas des droits de télé, il vient des assistances.

Je vous invite à regarder le calendrier des Penguins et des Capitals et vous allez comprendre que quatre matchs de suspension empêchaient Ovechkin de jouer contre Sidney Crosby à Pittsburgh. Il fallait donc trouver une manière de s'assurer que les deux étoiles se rencontrent.

Encore une fois, on prend les décisions pour les mauvaises raisons. Dans la LNH, c'est la queue qui brasse le chien. Dans ce temps-là, on ne sait pas s'il est content le pitou, mais on sait que ça brasse.

Q : La LNH est tellement insignifiante que la semaine prochaine elle va demander des excuses à Marc Savard pour avoir frappé l'épaule de Matt Cooke!

JCR

R : Le sarcasme des gens nous explique à quel point le leadership de la LNH perd de sa crédibilité. Pour la maintenir, il faut démontrer certaines choses : 1- tes compétences, 2- ton jugement et 3- ton intégrité.

Pour ça, il faut savoir où regarder. Quand Colin Campbell prend des décisions, il les prend pour les joueurs ou les organisations, ou il les prend pour lui-même? Le chef qui essaie de faire plaisir à tout le monde finit par tomber sur les nerfs à tout le monde.

Le résultat des courses : il faut trouver un nouveau chef. Si on n'est pas plus incisifs avec les enjeux provoqués par les changements de style de jeu, il va y avoir une tragédie. À ce moment-là, on pourra montrer du doigt pas seulement l'auteur du geste, mais aussi ceux qui ont refusé de prendre leurs responsabilités, les dirigeants.

Q : Pensez-vous que l'équipe de Montréal est victime de sa propre histoire. Les succès du passé pèsent-ils trop sur les épaules d'aujourd'hui?

Bernard Gagnon

R : Je suis content de parler enfin de ça. Une des cartes maîtresses de la stratégie marketing du Canadien est de jouer autour du thème de la tradition d'excellence. Mais des fois, avec le passé, tu as de la difficulté à bâtir ton identité. L'histoire des joueurs, ils doivent la bâtir et en prendre le contrôle. Le sport a changé et la cruelle réalité est que des situations comme celle du CH à l'époque n'existera plus.

Ça n'empêche pas les joueurs d'être fiers, au contraire. Mais ce n'est pas une association avec la gloire qui te rend glorieux, c'est la manière de te comporter au quotidien. J'ai l'impression qu'avec le 100e derrière, on va enfin passer à autre chose.

Q : Je cherche à savoir si la date des échanges est passée dans la LNH, est-ce qu'un club peut quand même signer ou renouveler des contrats, ou doit-il attendre la fin de la saison?

Marc-Olivier Bouchard

Tout dépend des situations. Pour les joueurs autonomes, la date de négociation est le 1er janvier de l'année de fin du contrat. Pour les autres joueurs, c'est le 1er juillet. Si tu fais des offres avant, tu peux être accusé de maraudage.

Q : Pour quelle raison Sidney Crosby a perdu le « A » sur son chandail après la défaite du Canada contre les États-Unis en première ronde aux olympiques? Et pourquoi c'est Chris Pronger qui l'a ramassé?

Pierre Surprenant

Il y avait une rotation pour ce qui est des assistants. Ça n'avait donc rien à voir avec la victoire ou la défaite.