Guy Boucher et P.K. Subban au mondial junior
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PC/Sean Kilpatrick
P.K. Subban portera un jour l'uniforme du Canadien de Montréal.
P.K. Subban apprend les rudiments de la vie professionnelle sous la gouverne de Guy Boucher dans la Ligue américaine. Le jeune défenseur attend patiemment son tour.
Au 3e rang chez les défenseurs de la Ligue américaine avec 39 points (11 buts, 28 passes) en 52 matchs, Subban n'a pas raté son entrée avec les Bulldogs de Hamilton.
« P.K représente un très bel espoir pour le Canadien, ça ne fait aucun doute », a affirmé Guy Boucher, l'entraîneur des Bulldogs de Hamilton, lors d'un entretien avec Radio-Canada Sports.
Il lui reste toutefois quelques étapes à franchir avant de faire le grand saut dans la LNH.
« On n'a pas fini de travailler avec lui sur le plan de la maturité, c'est pourquoi il est encore à Hamilton. P.K. est un jeune homme débordant d'énergie, mais il doit savoir quand l'utiliser. Nous voulons également l'aider à gérer certaines situations avec plus de calme. Avec le temps, nous éliminerons les obstacles. »
Du talent, Subban n'en manque pas, et de la confiance non plus. Dès la journée du repêchage en 2007, l'Ontarien avait prédit qu'il porterait l'uniforme du Tricolore dès la saison suivante.
Il ne faut pas lire de l'arrogance dans cette déclaration, mais plus de l'enthousiasme. Subban ne fait jamais les choses à moitié et il se fixe de lourds objectifs.
« Je suis né comme ça, a lancé Subban à Radio-Canada Sports. J'ai toujours eu confiance en moi. »
À sa première saison professionnelle, Subban écoute religieusement les conseils du groupe d'entraîneurs des Bulldogs.
« Je me considère chanceux de me retrouver avec des hommes comme Guy Boucher, Martin Raymond et Daniel Lacroix. J'apprends énormément avec eux. »
Subban, deux fois médaillé d'or du Championnat du monde junior, comprend toutefois qu'il doit améliorer plusieurs aspects de son jeu.
« C'est vrai que je dois mieux gérer mes émotions, je suis loin d'être irréprochable. À 20 ans, tu apprends de nouvelles choses tous les jours. Mais il y a de très bons joueurs dans la LNH qui sont très émotifs. Alexander Ovechkin est l'exemple parfait. »
Le jeu défensif en priorité
Reconnu pour son coup de patin explosif, son sens du jeu et sa contribution offensive, Subban s'est rapidement amélioré à Hamilton.
« Au début de l'année, je jouais très peu en avantage numérique. Parfois, j'obtenais les 30 dernières secondes, mais sans plus. Après les 10 premiers matchs, j'ai obtenu plus de responsabilités en avantage numérique et ma production offensive a augmenté. »
À ses 35 dernières rencontres, Subban a explosé avec 33 points (10 buts, 23 passes).
« Je devais m'ajuster à un niveau de jeu plus élevé avant d'accepter un plus grand rôle au sein de l'équipe », a précisé l'Ontarien.
Boucher avait un mandat précis avec Subban au mois d'octobre.
« Je connaissais son immense potentiel offensif et je savais qu'il était bon défensivement pour l'avoir vu à l'oeuvre au mondial junior à Ottawa. Je désirais toutefois solidifier son jeu défensif, c'était ma priorité. »
Sur le plan défensif, Subban se débrouille assez bien avec une fiche de +29, un sommet chez les Bulldogs. Il se retrouve au 3e rang à ce chapitre dans la Ligue américaine.
Malgré une saison impressionnante, Subban n'a pas encore reçu l'appel du grand club. Les Yannick Weber, Mathieu Carle et Shawn Belle lui ont été préférés.
« Je ne veux surtout pas critiquer les décisions du Canadien, je ne suis pas le directeur général, a dit Subban. Un jour, mon tour viendra. Pour l'instant, je préfère me concentrer sur le quotidien et ne pas trop penser au futur. »
À 20 ans, Subban parle déjà avec plus de sagesse que le jour de son repêchage...