Jacques Martin
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PC/Peter McCabe
Après deux saisons à la barre des Blues de St. Louis, Jacques Martin a patienté sept ans avant d'obtenir une seconde chance à titre d'entraîneur-chef dans la LNH.
Cette seconde vie, Martin l'a obtenue grâce à Pierre Gauthier.
Dans le rôle de directeur général des Sénateurs d'Ottawa depuis quelques mois seulement, Gauthier avait congédié un certain Dave Allison pour le remplacer par Martin. C'était en décembre 1995.
Au cours des deux années suivantes, Martin et Gauthier ont travaillé ensemble à la construction des Sénateurs. Sous leur gouverne, les Sénateurs ont perdu leur statut d'équipe moribonde pour finalement accéder aux séries.
Le mariage entre Martin et Gauthier ne date donc pas d'hier.
« On a toujours bien travaillé ensemble, a expliqué Martin après la conférence de presse au sujet de la passation du flambeau entre Bob Gainey et Gauthier. J'ai eu le plaisir de travailler avec Pierre pendant deux ans et demi à mes débuts à Ottawa. On a une philosophie similaire et on se connaît très bien. »
En relève à Bob Gainey en plein coeur de la saison, Gauthier profitera des oreilles attentives de Martin. Il prendra donc les rênes de l'équipe avec un entraîneur qu'il côtoie depuis plus d'une décennie.
« C'est une aide incroyable, a dit sans détour Gauthier. Je connais bien toute la direction de l'équipe, mais je connais encore plus Jacques. Martin est un homme très stable dans son approche avec une équipe de hockey. Il a aussi une formule bien établie pour arriver à former une formation gagnante. Je connais sa philosophie, alors c'est certain que ça facilite mon arrivée à titre de DG. »
Pas en état de choc
À l'image de son ancien directeur général, Martin est un homme assez calme de nature. L'entraîneur du CH n'a pas été renversé par le départ de Gainey.
« Est-ce que je suis surpris? Oui et non, a répondu Martin. Bob m'avait annoncé au début de janvier que Pierre serait proche de l'équipe. L'important, c'est que Bob soit content de sa décision et qu'il soit bien dans sa peau. »
Cela dit, Martin n'avait pas la larme à l'oeil en décrivant cette démission.
Un duo à Montréal
Carey Price et Jaroslav Halak
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PC/Graham Hughes
Dans son allocution avec les médias, Martin a également parlé du dossier des gardiens de but. Il embrasse la même philosophie que son nouveau directeur général en prônant un système à deux gardiens.
Prudent, Martin n'a pas voulu dire s'il y avait un choc d'idées entre lui et Gainey au sujet des gardiens.
« Je ne veux pas parler pour Bob, a sagement précisé Martin. Dans ma situation, on a toujours travaillé avec nos deux gardiens. Est-ce que Jaro veut partir maintenant? Je ne pense pas. On a une bonne situation qui nous aide à gagner. Nos deux gardiens ont une belle compétition et ils ont été un facteur majeur dans les succès de l'équipe. »
Halak et Price deviendront chacun joueurs autonomes avec restriction à la fin de l'année. Il n'y a donc pas d'urgence à trancher entre l'un ou l'autre.