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![]() Hockey Section spéciale
Mise à jour le mercredi 10 février 2010 à 12 h 03 Sept ans au septième étage
Directeur général des Stars de Dallas de 1996 à 2002, Gainey a repris les mêmes fonctions le 2 juin 2003 pour le club avec lequel il a gagné cinq Coupes Stanley comme joueur. Objectif : ramener la coupe Stanley à Montréal pour le centenaire en 2009. Mais justement, Gainey n'a jamais été en mesure d'atteindre l'objectif du fameux plan quinquennal adopté en 2004. Ce n'est toutefois pas à défaut d'avoir essayé. Depuis la fin du lock-out, Gainey a multiplié les tentatives d'attirer un joueur d'impact à Montréal. En 2007, il a dépêché Jean Béliveau pour convaincre Daniel Brière de s'amener dans la métropole. En vain. Gainey s'est repris en mettant la main sur... Sergei Samsonov, une décision à oublier.
Malgré la léthargie de son DG, le Tricolore a conclu la saison 2007-2008 au 1er rang de son association pour une première fois en plus d'une décennie, et le tandem Gainey-Guy Carbonneau était roi à Montréal. Au repêchage 2008, Gainey a cédé Mikhail Grabovski pour obtenir le droit de négocier avec Mats Sundin avant le 1er juillet. Son geste a encore une fois manqué sa cible, mais l'acquisition d'Alex Tanguay, la journée même, en a rassasié plusieurs. À l'hiver 2009, les murmures s'intensifient quant à l'arrivée possible de Vincent Lecavalier à Montréal. Un autre échec, cette fois causé par un homologue, Brian Lawton, jugé de mauvaise foi par Gainey. Réussites Cela dit, le Canadien n'a pas été qu'une suite d'échecs. Le début du règne de Gainey laissait d'ailleurs entrevoir un avenir radieux pour le Tricolore. L'acquisition d'Alex Kovalev à la date limite des transactions en 2004, contre l'énigmatique Jozef Balej, a été son premier bon coup. Sans parler de coup d'éclat, l'acquisition en 2007 de Josh Gorges et d'un choix de 1er tour (Max Pacioretty) contre Craig Rivet, un futur joueur autonome, se classe tout de même parmi ses bonnes décisions. Qu'il ait réussi à se départir du faramineux contrat de José Théodore, en 2006, relève également de l'exploit. Ses autres échanges d'envergure en ont toutefois laissé plusieurs sur leur appétit.
Une transaction douteuse en septembre 2006 le marquera d'ailleurs à jamais. Plusieurs experts se questionnent encore sur le bien-fondé d'envoyer Mike Ribeiro aux Stars de Dallas en échange de Janne Niinimaa. Depuis, Ribeiro a éclos et il figure parmi les joueurs de premier plan à Dallas. Nombre de partisans du Tricolore espéraient plus qu'un choix de deuxième tour contre Cristobal Huet, en 2008. C'était visiblement le prix à payer pour vivre le début de l'ère Carey Price plus vite que prévu. Ce pari n'a pas fini de faire jaser... Puis, l'acquisition de Scott Gomez et de son lourd contrat en a laissé plusieurs pantois. C'était encore là le geste nécessaire pour attirer Brian Gionta et Michael Cammalleri à Montréal, selon Gainey. Après avoir laissé filer 11 joueurs autonomes, dont Kovalev et Saku Koivu, il fallait bien renflouer les effectifs... Les entraîneurs Si le Canadien a bénéficié de stabilité au deuxième étage, la situation a été plus mouvementée derrière le banc. À son arrivée en poste, en juin 2003, il a hérité de Claude Julien. Le duo a fait équipe jusqu'en janvier 2006, puis Gainey a pris sa place. Ce n'était toutefois qu'une façon de préparer l'entrée en poste de son allié de toujours, Carbonneau. Experts et partisans ont été d'autant plus estomaqués quand la nouvelle du congédiement de Carbo par son ami est tombée. Le règne de Gainey aura aussi été marqué par la mort de sa fille Laura, à 25 ans seulement. Laura a été emportée par une vague le 8 décembre 2006 tandis qu'elle voguait en Atlantique Nord. Gainey avait alors cédé les rênes de l'équipe à son adjoint Pierre Gauthier pour s'accorder quelques semaines de deuil. Il est revenu au début janvier, mais a souvent semblé distant par la suite, avec raison d'ailleurs. Comme à l'époque, cette fois dans des circonstances moins tragiques, ce sera au bras droit de tenir le fort. Pendant ce temps, Gainey quittera Montréal dans la plus grande discrétion. Et le mémoire retiendra son règne heureux de capitaine - si heureux que son numéro 23 flotte au plafond du Centre Bell - à égalité avec ses sept ans comme DG.
Le pool de hockey
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