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AFP/Gregory Shamus/Getty Images
On pourrait parler des 11 bannières de la Coupe Stanley, de la dynastie des Steve Yzerman et Nicklas Lidstrom, des récents exploits de Henrik Zetterberg et de Pavel Datsyuk.
La Floride a ses rats, Détroit a ses pieuvres. Le mollusque est intimement lié à l'histoire du domicile des Red Wings.
Mais la première chose qui vient en tête quand on parle du Joe Louis Arena, ce sont les pieuvres et un curieux rituel.
La tradition est née le 15 avril 1952, avant même l'érection du « Joe ». Deux frères de Détroit, Pete et Jerry Cusimano, ont alors lancé le mollusque sur la patinoire du vieux Olympia Stadium. Les huit tentacules représentaient les huit victoires nécessaires pour remporter la Coupe Stanley.
Le curieux stratagème a si bien fonctionné que les Wings ont balayé les Maple Leafs et le Canadien pour soulever le trophée de Lord Stanley.
Après une période creuse dans les années 1970, le lancer de la pieuvre a regagné en popularité sous le règne de Scotty Bowman, à compter de 1993. Aujourd'hui, le rituel est si populaire qu'il excède même les frontières du Michigan.
Le conducteur de la surfaceuse Albert Sobotka
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PC/AP/Jerry S. Mendoza
« Quand on a joué contre les Wings en séries en 2008, un partisan a lancé une pieuvre, se souvient le défenseur des Stars Stéphane Robidas. Mais on en a même vu une à Dallas, car il y a beaucoup de partisans de Détroit à Dallas! »
Contrairement à d'autres traditions comprenant le lancer d'un objet, celle de la pieuvre est loin de déranger les joueurs.
« La pieuvre est toujours lancée près de la sortie de la surfaceuse, raconte l'ancien défenseur des Wings Patrick Boileau. Le conducteur amène sa pelle et l'enlève. C'est une tradition, mais ça ne dérange pas. Ce n'est pas comme les rats en Floride. Ça n'arrête pas le match pendant 4 ou 5 minutes. Et ça met de l'ambiance! »
Une cure de rajeunissement
À l'heure des Bell, Banque Scotia, HP et Verizon, le Joe Louis Arena détonne, à titre d'un des trois arénas de la LNH sans nom commandité. La toponymie trahit son âge plus que trentenaire. Les estrades aussi...
« Mon épouse venait aux matchs, et quand j'étais retranché de la formation, j'allais la voir dans les estrades et ce n'était pas large, explique Boileau. T'avais les genoux dans le dos de la personne d'en avant. »
Membre des Wings en 2002-2003, Boileau a connu l'après-rénovations, la version rajeunie du « Joe ».
« J'ai été chanceux. Quand je suis arrivé, ils venaient de mettre un million de dollars pour rénover le vestiaire, raconte Boileau. C'était super beau, à la fine pointe. Les vestiaires ont été refaits en merisier, ça donnait une allure chic et luxueuse.
Pavel Datsyuk dans le vestiaire des Wings
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PC/AP/Paul Sancya
« Je jouais avec Luc Robitaille. Il me disait: "Tu ne peux pas croire comment c'était laid. On avait des cages à poules, des petites cases en grillage blanc et rouge. Toi le kid, t'es chanceux, t'as connu le luxe." »
Rénové ou non, le vestiaire commandait une règle: ne pas marcher sur le logo des Red Wings. Tous la respectaient, à une exception près, rappelle Boileau.
« Henrik Zetterberg respectait la tradition, mais Brett Hull lui demandait toujours: "Vas-tu toujours faire le tour du logo comme ça? Tu vas être ici pendant 15 ans et tu vas toujours faire le tour?" Brett était le seul à marcher dessus. Même Yzerman, Lidstrom et Chris Chelios faisaient attention. Mais Hull allait même jusqu'à s'étirer sur le logo, il en faisait une blague! »
Le Joe Louis Arena en bref
Joe Louis Arena