Georges Laraque n'avait pas son sourire habituel dans le vestiaire du Canadien, mercredi.
Homme de coeur, Georges Laraque se sent impuissant devant la tragédie qui secoue le pays de ses ancêtres, Haïti.
Né à Montréal de parents haïtiens, Laraque avait la tête et le coeur en Haïti.
« C'est difficile à vivre, j'ai encore de la famille qui vit en Haïti. Mes parents essayaient de contacter leurs proches hier, mais ils n'y parviennent toujours pas. J'ai aussi des cousins dont les parents ont fait le voyage à Haïti pour éviter l'hiver montréalais et ils se retrouvent au coeur de cette tragédie. »
« J'offre mes condoléances aux Haïtiens et aux Montréalais d'origine haïtienne. De mon côté, j'espère ne pas avoir perdu trop de membres de ma famille. »
Démoralisé par ce violent tremblement de terre de magnitude 7 qui a frappé Haïti en début de soirée mardi, Laraque ne comprend pas pourquoi le mauvais sort continue de s'acharner sur ce pays des Caraïbes.
« C'est de la pure malchance. Quand le palais national tombe, tu n'oses pas imaginer les autres maisons. En théorie, il s'agissait de l'une des structures les plus solides du pays. C'est le pays le plus pauvre de l'Amérique, c'est tellement triste. Il faut maintenant prier le plus fort possible. Je demande à tout le monde d'avoir une prière pour Haïti. Les jours, les mois et les années à venir ne seront pas faciles à vivre pour eux. »
L'homme fort du Canadien a pris connaissance de ce séisme à sa sortie de l'hôpital Sainte-Justine.
« Il y a des choses dans la vie pas mal plus importantes que le sport. Hier, je sortais de l'hôpital quand j'ai entendu parler de ce qui venait de se passer à Haïti. C'était déjà une journée difficile sur le plan émotif de visiter des enfants malades. En même temps, je ne pouvais m'empêcher de penser à l'hôpital de Port-au-Prince qui a été détruit par ce tremblement de terre. »
La force d'un peuple
Laraque n'a foulé la terre natale de ses parents qu'à deux reprises, à l'âge de 8 et de 13 ans. Il garde un souvenir d'une population forte, malgré la misère qui l'entoure.
« Un jour, Haïti va s'en sortir. Tu ne peux pas t'abattre sur ton sort, tu dois rester quand même positif. Évidemment, les Haïtiens auront besoin de l'aide d'un peu tout le monde pour passer au travers cet autre événement tragique. »
« Je suis déjà impliqué dans plusieurs causes, mais je veux offrir mon aide à Haïti. Je ne sais pas encore comment je vais m'impliquer. »
Le palais présidentiel à Port-au-Prince
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