Tomas Plekanec et Marc-André Bergeron
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PC/Adrian Wyld
À l'amorce de la deuxième moitié de saison, des questions sur les futurs joueurs autonomes et sur le portrait des séries éliminatoires font surface.
Quelle stratégie Bob Gainey doit-il adopter avec Tomas Plekanec? Les Penguins disputeront-ils une troisième finale de la Coupe Stanley de suite? Vos réponses à l'intérieur.
Q: Négocier avec Tomas Plekanec pendant la saison pourrait-il avoir un impact positif ou négatif sur le reste de sa saison?
Michel Provençal
R: Pour certains, ça peut être négatif. Mais Plekanec est un des joueurs les plus professionnels du Canadien. Je ne crois pas qu'un contrat en poche le ferait ralentir.
Je perçois plutôt le danger inverse. S'il ne s'entend pas avec Bob Gainey sur le plan salarial, il pourrait percevoir les négociations comme un manque de reconnaissance de sa contribution. Parfois, les joueurs deviennent émotifs, même si au bout du compte, c'est de la business.
Q: Trouves-tu sage de la part de Jacques Martin d'utiliser Glen Metropolit aussi souvent en avantage numérique?
Mike Dumont
R: Metropolit joue encore sur l'attaque à cinq, mais moins à 5 contre 5. Il a perdu 3-4 minutes par match. Ces minutes ont été données à Maxim Lapierre, qui joue davantage. On a senti de la fatigue au centre, donc on a réparti différemment les responsabilités.
Pour l'avantage numérique, comme il est droitier et qu'il est très habile en espace restreint, il est un joueur très efficace dans certaines situations. Mais si le Canadien avait plus de profondeur chez les droitiers, croyez-moi, il ne serait pas là!
Q: Avec un seul défenseur droitier (Ryan O'Byrne), le Canadien a-t-il l'intention de faire école dans la LNH en ce qui a trait à la formation de futurs défenseurs ambidextres?
Pierre Charlebois
R: Lorsque Gainey s'est entendu avec Jaroslav Spacek, il n'a pas accordé assez d'importance à cet élément. Il doit vivre avec les conséquences de sa décision.
Certains joueurs n'ont pas de difficulté à jouer du côté inversé. Par contre, il faut préciser que les équipes qui s'adaptent le mieux sont celles qui sont supérieures en possession de rondelle.
Sidney Crosby soulève la Coupe
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AFP/Harry How/Getty Images
Q: Je voudrais savoir, après la mi-saison, quelles équipes ont le plus de chance de ne pas faire les séries et qui sont les deux équipes favorites pour une finale de la coupe Stanley.
Étienne Poirier
R: Les Hurricanes et les Maple Leafs auront beaucoup de misère à participer aux séries. Je crains que les Sénateurs glissent au classement, tout comme les Islanders. Le Canadien aura également de la difficulté en raison de la blessure à Andrei Kostitsyn, qui enlève la stabilité des deux premiers trios, tant recherchée depuis le début de la saison.
En revanche, je crois que les Flyers grimperont au classement, mais pas assez pour menacer les Penguins et les Devils, les deux puissances de la Division atlantique. Les Devils me surprennent vraiment, à un tel point que c'est difficile de ne pas les voir en finale. Mais je persiste à croire que Sidney Crosby disputera une troisième finale de la Coupe Stanley de suite.
Dans l'Ouest, je ne me mouille pas trop en excluant les Oilers. Ce sera difficile pour les Blue Jackets, qui ont déjà joué 47 matchs, et pour les Blues. Les Stars vont glisser pendant l'absence de Mike Ribeiro, et les Kings pourraient aussi dégringoler, à cause des gardiens.
Parmi les équipes en hausse, je vois les Red Wings, avec le retour en santé des blessés, dont Johan Franzen. Aussi, si cette équipe frappe un grand coup à la date limite des transactions, elle pourrait surprendre de grosses pointures en séries. Le Wild pourrait également connaître une fin de saison intéressante.
À l'heure actuelle, je favorise les Blackhawks pour la finale, mais la situation peut tellement changer avec les transactions que ma réponse pourrait varier en mars.
Q: Pourquoi Gary Bettman s'oppose-t-il à la participation des joueurs de la LNH aux Jeux olympiques, mais qu'il encourage la tenue de matchs en début de saison en Europe?
Thierry Slama
R: D'une part, l'Association des joueurs raffole des Jeux olympiques. Les joueurs tiennent beaucoup plus à y participer que les propriétaires.
Les équipes de la LNH subissent en effet des pertes liées à un calendrier trop condensé, dans des marchés où les matchs rapprochés se vendent mal. Les aléas du calendrier les forcent aussi à jouer davantage les dimanches, contre la NFL, au lieu de l'éviter. Enfin, les blessures causent des maux de tête aux dirigeants.
D'autre part, la LNH cherche à développer une clientèle en Europe, un marché plus traditionnel. Il y a du nouvel argent à soutirer. De plus, la possibilité de créer une division européenne n'a jamais été carrément exclue de la table à dessin de l'avenir de la LNH.
N'oubliez pas que de plus en plus de vedettes de la LNH viennent du Vieux Continent. De jeunes joueurs s'identifient à ces idoles, il y a donc un marché.