Que sont-ils devenus? Éric Dazé

ericdaze Éric Dazé   © PC/Richard Lam

« J'étais très inquiet parce que j'avais juste 31 ans et j'avais parfois de la difficulté à attacher mes souliers. »

Toute bonne chose à une fin. Pour Éric Dazé, le dénouement est survenu avant le temps.

Le dos d'Éric Dazé le fait peut-être moins souffrir qu'à son dernier match dans la Ligue nationale, en octobre 2005, mais les souvenirs d'une carrière écourtée par les blessures reviennent parfois le hanter.

« J'ai encore de la difficulté à retourner à l'aréna (NDLR: le United Center), a avoué Dazé à Sports Extra. Je trouve cela difficile, personne ne choisit lorsqu'il prendra sa retraite, mais quand ça arrive si jeune... »

À l'aube de la trentaine, après trois opérations pour des hernies discales, le choix de quatrième tour des Blackhawks de Chicago en 1993 a dû prématurément mettre un terme à sa carrière de 11 saisons, toutes disputées dans la Ville des Vents.

« J'étais fatigué d'être blessé, c'est pour ça que j'ai pris ma retraite. », a-t-il déclaré.

Le géant au dos d'argile

Alors que l'épilogue de son expérience dans la LNH relève de l'anonymat (il n'a joué qu'une seule période du premier match de la saison 2005-2006), l'histoire du géant de 1,98 m (6 pi 6 po) est parsemée de brillantes démonstrations de savoir-faire.

Dazé a cumulé 398 points en 601 matchs dans la Ligue nationale. Outre la saison 2003-2004, pendant laquelle il n'a disputé que 19 matchs, il a toujours validé son abonnement au club des marqueurs de plus de 20 buts.

Le Montréalais, maintenant âgé de 34 ans, vit en permanence à Chicago avec sa femme et ses deux enfants. Il est demeuré dans l'entourage des Blackhawks en tant que partisan et n'a pas peur de dire qu'il souhaite un jour graviter de nouveau autour de l'univers du hockey professionnel.

« J'aimerais beaucoup être dépisteur. Je ne me vois pas derrière un banc. Pour l'instant, j'ai deux jeunes enfants, je sais que les voyages à répétition, ça ne me tente pas vraiment. »

L'ancien ailier gauche regarde maintenant avec beaucoup d'intérêt les prouesses des jeunes qui ont réanimé la passion du hockey à Chicago. Il suit aussi de près le Canadien de Montréal, l'équipe qu'il a tant aimée dans sa jeunesse.

Et les maux de dos?

« Ça va mieux, mais j'ai mes journées. Tu peux te sentir bien pendant des mois et un jour tu as de la misère à te lever. »

« Ça m'a marqué lorsque Saku Koivu a inscrit son 200e but en carrière. On a commencé dans la LNH au cours de la même saison. Je me disais que si la santé avait été bonne, je serais probablement près de mon 300 ou 350e but. »