Ryan Miller
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PC/Don Heupel
Pour une deuxième semaine de suite, les Jeux olympiques font la manchette dans la chronique de Dany Dubé. La sempiternelle question des gardiens du Canadien refait également surface.
Quel pays peut surprendre à Vancouver? Quel avenir pour la France? Les Jeux olympiques retiennent de nouveau l'attention dans la 13e chronique de Dany Dubé.
Q: Quelles sont les équipes favorites pour les Jeux de Vancouver? Aussi, vous avez été l'entraîneur de l'équipe de France dans le passé. Croyez-vous crédible que cette équipe s'installe durablement dans la poule A du hockey mondial?
Oleg Chawadronow
R: Je ne surprendrai personne en disant que le Canada et la Russie sont favoris.
J'ajouterai que les États-Unis pourraient surprendre. Même si leur défense n'est pas la meilleure, ils possèdent un net avantage devant le filet avec Ryan Miller. Et l'attaque est assez explosive pour gagner des matchs.
Je crois que Miller est taillé sur mesure pour le hockey international. Même s'ils vont jouer sur une patinoire aux dimensions de la LNH, la tendance est-ouest sera lourde. Il y aura beaucoup de jeu latéral, et Miller excelle dans ces situations.
Derrière ces trois équipes, le portrait devient plus flou. La Finlande compte sur deux bons gardiens en Miikka Kiprusoff et Niklas Backstrom, mais elle manque de profondeur à l'attaque.
La Suède est une équipe vieillissante. Après les frères Sedin, ses meilleurs attaquants sont Henrik Zetterberg et Daniel Alfredsson, deux joueurs dont l'état de santé suscite des inquiétudes. Ensuite, on tombe à Samuel Pahlsson, Fredrik Modin et Loui Eriksson. On est loin de l'attaque du Canada et de la Russie.
Pour votre deuxième question, des pays à la tradition de hockey moins établie ont de la difficulté à demeurer au niveau supérieur. Quand ils y parviennent, c'est que certains joueurs arrivent à maturité. C'est ce qui était arrivé dans les années 1990, quand Philippe Bozon était le meneur de cette équipe de France. Mais ces joueurs sont durs à remplacer.
Il y a lieu d'être optimiste pour les Français, car ils comptent plusieurs bons espoirs dans les collèges américains. De là à dire que la France fera partie de l'élite mondiale, c'est un pas que je ne veux pas franchir, en raison de la faible qualité de leur ligue professionnelle.
J'ouvre une parenthèse sur la Suisse à cette réponse déjà bien longue. La Suisse n'a pas seulement une meilleure ligue professionnelle que la France: elle a investi dans son équipe junior. Et elle commence à goûter aux fruits de ses sacrifices.
Il y a quelques années, l'équipe senior de la Suisse a été rétrogradée, car les professionnels refusaient de défendre ses couleurs. La fédération nationale ne les payait plus, elle préférait tout investir sur l'équipe junior, qui a gravi les échelons année après année.
La recette fonctionne visiblement: il fallait seulement être patient.
Carey Price
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PC/Darryl Dyck
Q: Que vaut Carey Price sur le marché des transactions?
Marc Gagnon
R: Sa valeur est excellente. Price est un jeune gardien prometteur et peut devenir un des meilleurs gardiens de la ligue dans quelques années. Mais pour que le prix exigé soit élevé, il faut que l'autre équipe ait les moyens de payer. « It takes two to tango », comme disent les anglophones...
Q: Pourrais-tu me faire connaître un site sur lequel je trouverais la durée du contrat et le salaire de chacun des joueurs de l'édition actuelle du Canadien?
Michel Lemay
Je consulte toujours www.nhlnumbers.com. C'est un site constamment à jour et très détaillé.
Q: Pour sauver les petits marchés comme Phoenix, la LNH aurait-elle avantage à faire comme au soccer européen et créer 3 divisions de 10 équipes, avec un système de relégation? Ça créerait de meilleures rivalités et plus d'intérêt pour les petits marchés.
Roberto Côté
R: Non. Si tu ne peux pas créer de l'intérêt à Phoenix avec des équipes de première division, ça sera encore plus dur avec une équipe de moins haut niveau.
Et je crois que la région des Maritimes a démontré que les petits marchés sont vulnérables dans de tels systèmes. Des villes comme Fredericton, Halifax et Saint-Jean (tant à Terre-Neuve qu'au Nouveau-Brunswick) ont toutes perdu leur équipe de la Ligue américaine. Dans certains cas, la LHJMQ a pris la relève.
Si la Ligue veut modifier ses divisions, l'option intéressante se trouve outremer. Pourquoi ne pas créer une division européenne pour les séries, avec une tournée annuelle? La Coupe Stanley pourrait devenir un emblème mondial. De plus, j'y ajouterais une fenêtre de transaction entre l'Europe et l'Amérique du Nord, pour donner la chance aux Européens malheureux ici de rentrer à la maison.