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![]() HockeySection spéciale Le Verizon Center: L'effet Ovechkin Journaliste:Guillaume Lefrançois Mise à jour le mercredi 6 janvier 2010 à 11 h 03 Le Verizon Center: L'effet Ovechkin
Le hockey est un sport d'équipe, dit-on, mais certains individus ont le don de transcender ladite équipe... et son domicile. C'est exactement ce qui s'est produit à Washington, où le Verizon Center s'est trouvé une identité avec l'éclosion d'Alexander Ovechkin et la renaissance des Capitals. Après le lock-out, deux saisons successives de 70 points ont fait plonger la moyenne d'assistance sous les 14 000 spectateurs, un des pires chiffres de la ligue. À l'été 2007, les Capitals ont dit adieu à leur uniforme blanc et bleu plus ou moins réussi, et ils sont revenus avec un uniforme similaire à celui des premières décennies de l'équipe. Les dossards rouges, pour les matchs à domicile, se sont alors vendus à un rythme qui n'avait d'égal que celui d'Ovechkin, auteur de 65 buts en 2007-2008.
Un retour en séries, après cinq ans d'absence, a propagé la fièvre du hockey dans la capitale américaine. « C'est le jour et la nuit, soutient l'attaquant des Sabres Jason Pominville. Avant Ovechkin, c'était plate et triste d'aller à Washington, il n'y avait pas d'ambiance. Maintenant, c'est une des foules les plus bruyantes. C'est intimidant de jouer dans une mer rouge. » Deux hurluberlus surgissent parmi cette marée rouge du Verizon Center, d'ailleurs semblable à celle de Calgary. « Goat », William Stilwell de son vrai nom, beugle depuis la section 105. Il est réputé pour être un des partisans les plus bruyants de la planète hockey. « Je suis béni, a-t-il expliqué au Washington Post. Certains naissent riche ou beau. Moi, je suis né bruyant. » « Horn Guy » sévit quant à lui armé d'une flûte assourdissante, qu'il actionne trois fois pour lancer un « Let's go Caps » dans le Verizon Center.
Le cauchemar des joueurs L'expérience de l'amphithéâtre surnommé « La cabine téléphonique » ne s'améliore pas seulement dans les gradins. La qualité de la patinoire a fait des bonds de géant. « La patinoire était une vraie poubelle ce soir, avait dit le gardien Olaf Kolzig en février 2008. C'était impossible de contrôler la rondelle ou de faire des passes à ras la glace. » « La glace était si mauvaise qu'elle a empêché des joueurs comme Ovechkin, Alexander Semin et Nicklas Backstrom de trouver leur rythme », avait dit l'attaquant Daniel Brière deux mois plus tard, pendant la série de 1er tour Flyers-Capitals. Chris Clark avait quant à lui parlé de la « pire » patinoire de la LNH en janvier dernier. La situation semble maintenant réglée, parole de Pominville. « Je n'ai rien de spécial à dire sur la qualité de la patinoire, donc il n'y a rien d'anormal! Il y en a des bien pires qu'à Washington. La pire, c'est celle des Panthers. » Le Verizon Center en bref
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