Vincent Lecavalier (4), Martin Saint-Louis, Mark Recchi (8) et Lucas Krajicek (2) célèbrent. (archives)
©
PC/Ryan Remiorz
Comment expliquer les choix d'Équipe Canada? Quels sont les impacts des annonces de cette semaine sur la Ligue nationale? Dany Dubé prend une pause des discussions sur la situation des gardiens du Canadien et répond à vos questions sur les Jeux olympiques.
En cette semaine de dévoilement des équipes nationales en vue des Jeux de Vancouver, Dany Dubé se penche sur vos interrogations.
Q: Je ne comprends pas pourquoi Vincent Lecavalier et Martin St-Louis ne sont pas sur Équipe Canada pour les Jeux de Vancouver. Et toi?
Ray Lachambre
R: Lecavalier et St-Louis avaient leur place, sans l'ombre d'un doute. Mais les dirigeants d'Équipe Canada ont visiblement construit leur équipe par duos. Jarome Iginla-Sidney Crosby et Joe Thornton-Dany Heatley étaient des incontournables. Quand ils ont choisi la paire Ryan Getzlaf-Corey Perry, il n'y avait plus de place pour les deux Québécois du Lightning.
Pour les autres attaquants, je crois que Steve Yzerman avait identifié deux besoins: chimie et polyvalence. C'est pourquoi un Eric Staal a eu sa place, même s'il ne connaît pas une meilleure saison que Lecavalier. Staal a déjà connu du succès avec Getzlaf, et dans un tournoi aussi court, le ciment doit prendre rapidement. De plus, Staal peut jouer à l'aile.
Lecavalier et St-Louis n'étaient pas faits pour jouer sur un quatrième trio. Cette unité aura des tâches des précises, en soutien aux trois premiers trios, et ses membres devront parfois boucher des trous. Des joueurs comme Patrice Bergeron, Mike Richards, Jonathan Toews et Brenden Morrow joueront ces rôles.
Q: Brenden Morrow a-t-il sa place sur Équipe Canada?
Jocelyn Routhier
R: Je suis très surpris de sa sélection. C'est un gars qui n'a presque pas joué l'an passé. Je comprends que c'est un vétéran, qu'il sait jouer dans les deux sens de la patinoire et qu'il a du caractère. Mais il y avait une quantité de joueurs similaires disponibles.
Je ne veux pas dire que la réputation de Morrow est surfaite, au contraire. Mais souvent, avec ce type de joueur, on part avec idées préconçues.
Morrow pourrait devenir le Kris Draper de la nouvelle génération. Équipe Canada a toujours eu de ce type de joueur. Mais je pensais que dans cette nouvelle génération, les Toews et Mike Richards auraient joué ce type de rôle, avec de plus jeunes jambes.
Q: Les propriétaires de la LNH sont-ils contents pour leurs joueurs sélectionnés pour les olympiques, ou sont-ils davantage inquiets par le risque de blessure?
Benoît Lemire
R: Si mes joueurs sont jeunes, je suis très content qu'ils soient choisis. Ça les aidera à grandir, à devenir meilleurs. Ils apprendront au contact des plus grands.
En revanche, je suis inquiet de voir un joueur qui devrait être sélectionné et qui ne l'est pas. Par exemple, si je suis le DG du Lightning, je suis très déçu pour Lecavalier et St-Louis. Mais il y a moyen d'en tirer du positif. J'en parle à l'entraîneur pour qu'on s'en serve afin de le relancer pour la deuxième moitié de saison.
Au bout du compte, l'important, c'est que la décision n'affecte pas ton joueur au point de le déstabiliser pour une longue période. Mais ne nous leurrons pas: si ce n'était que des DG, leurs joueurs n'iraient pas aux Jeux olympiques.
Q: Est-ce que les équipes de la LNH ont le droit de refuser la participation de leur joueur aux Jeux olympiques pour éviter les blessures?
Michel Vercheval
R: Non. C'est une entente entre l'Association des joueurs et la LNH. Les joueurs sont libérés. La seule chose qui peut empêcher un joueur d'y aller, c'est une blessure. Si un joueur ne souhaite pas aller au jeu, il peut se retirer, mais il doit négocier avec son équipe nationale.