Halak et Gionta: Dany Dubé vous répond

Carey Price et Jaroslav Halak Carey Price et Jaroslav Halak   © PC/Graham Hughes

Dans quel état d'esprit se trouve Jaroslav Halak? Comment Bob Gainey composera-t-il avec son casse-tête financier dans les prochaines années? Dany Dubé vous répond dans sa 10e chronique.

Jaroslav Halak est-il déconcentré en raison de son avenir incertain? Comment va la guérison de Brian Gionta? Toutes les réponses ici.

Q: La motivation de Jaroslav Halak est-elle à la baisse depuis qu'il a demandé à être échangé?

Michel Provençal

R: Non, car je ne crois pas que Halak ait exigé une transaction. Il a plutôt demandé à jouer plus et à savoir pourquoi il ne jouait pas davantage.

Gainey a toujours agi de la même façon. Il se demande d'abord si l'environnement permet au joueur de se développer et de contribuer aux succès de l'équipe. Si la réponse est non, il faut effectuer un changement pour éviter de garder des insatisfaits.

Cette règle d'or s'est appliquée dans le dossier Halak. L'an passé, les équipes s'informaient, mais il restait un an à son contrat. Le Canadien n'était pas pressé et Halak le savait. Même s'il a bougonné un peu, il a toujours été irréprochable sur le plan de l'engagement.

Lorsque le Tricolore a embauché le vétéran Curtis Sanford, on a tous compris que c'était la dernière année de Halak à Montréal. Gainey ne gardera pas un joueur malheureux à Montréal. Par contre, ça doit être la décision du DG, pas du joueur.

Q: Comment entrevois-tu la situation financière du Canadien par rapport au plafond salarial à moyen et à long terme? L'équipe peut-elle garder des joueurs comme Carey Price, Tomas Plekanec et Marc-André Bergeron, ou devra-t-elle faire des choix?

David Allard

R: Aucune équipe dans la LNH ne peut garder tout son monde. À un moment ou à un autre, toutes les organisations doivent faire des choix.

Le Canadien n'a aucun doute sur Price et Plekanec; ces joueurs vont demeurer avec l'équipe. Mais il sera intéressant de voir ce qui adviendra du reste de la formation.

D'où l'importance de la qualité du repêchage et du développement. Ce n'est pas un hasard si Guy Boucher a été embauché à Hamilton. Ça prenait quelqu'un pour former la relève.

Le Canadien n'aura pas de marge de manoeuvre sur le marché des joueurs autonomes dans les prochaines années. Pour Bob Gainey, les décisions les plus importantes des 4-5 prochaines années ont déjà été prises.

Q: Considérant que les propriétaires du Canadien possèdent une importante brasserie et des ressources financières considérables, serait-il possible et légal pour eux d'offrir de généreux contrats publicitaires à certains agents libres?

Martin Renauld

R: Non. N'oubliez pas que la brasserie Molson appartient maintenant à Coors, et non plus aux membres de la famille Molson. Ils peuvent siéger sur le conseil d'administration, mais ce n'est plus une propriété familiale comme avant.

Q: Qu'advient-il de Brian Gionta? Comment va sa guérison?

Robert Castonguay

R: Gionta devrait recommencer à patiner à la fin décembre. Ça ne sera pas long ensuite, car il ne se déplace plus avec des béquilles et il peut mettre du poids sur son pied.

Q: La ligue n'infirme jamais les mauvaises décisions des arbitres, mais peut-on imaginer qu'elle agisse à l'interne?

Benoît Lemire

R: Toujours. Un suivi est fait systématiquement. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que Stephen Walkom a démissionné de son poste de responsable de l'arbitrage. Il subissait des pressions.