Johan Franzen a signé un contrat de 11 ans.
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La hiérarchie des hautes sphères du Canadien, la fameuse question des blessures dans la LNH... Dany Dubé vous répond dans sa neuvième chronique.
La LNH devrait-elle modifier son système de plafond salarial? Quel bilan tirer de la diaspora du Canadien dans le circuit? Dany Dubé se prononce.
Q: Pourquoi n'existe-t-il pas un joueur de franchise par équipe dont le salaire ne compterait pas dans le calcul du plafond salarial? Ceci donnerait une marge de manoeuvre pour les équipes.
Sylvain Kiolet
R: Parce qu'encore une fois, les équipes les plus riches auraient le privilège d'avoir les joueurs de concession les plus convoités. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. On est dans une situation où les décisions des organisations viennent les hanter plus tard. Ces décisions tracent la ligne entre le succès et les difficultés.
Il faut beaucoup plus s'interroger sur la durée des contrats et les garanties. Par exemple, on pourrait accorder un contrat de 10 ans à un joueur, sans garantir les 10 saisons. On pourrait seulement garantir un pourcentage de la durée.
Tôt ou tard, il devra y avoir un équilibre entre le traitement salarial réservé aux vedettes et la proportion de l'enveloppe disponible chaque année pour intégrer les nouveaux joueurs.
Bref, il doit y avoir un mécanisme régulateur pour éviter qu'une équipe investisse trop d'argent sur 3, 4 ou 5 joueurs, sans quoi un fossé se formera entre les joueurs de talent et la « classe moyenne ». Il n'y a plus d'argent pour le joueur moyen.
Si les dirigeants ne sont pas prudents, ils vont ouvrir la porte à une nouvelle ligue. Le joueur moyen, pas assez bon pour aller chercher le gros contrat, mais tout de même talentueux, va se tourner vers un autre circuit professionnel. D'ici deux ou trois ans, la crise pourrait éclater.
Q: Concernant les blessures aux joueurs étoiles de la LNH, je sais que des cas comme Cam Ward et Andrei Markov relèvent de la malchance. Mais se pourrait-il que certains joueurs se blessent, car ils ont cessé l'utilisation de stéroïdes, à l'approche des Jeux olympiques?
David Côté
R: J'aimerais répondre en profondeur, mais je ne peux pas. Le système de dépistage pourrait être plus musclé dans la LNH, mais ce n'est pas parce que le système a des failles qu'on essaie de cacher des choses.
La réalité, c'est que le changement du style de jeu augmente la demande sur le plan énergétique. Le temps de repos est diminué à cause des Jeux olympiques, et les joueurs clés sont surtaxés. Pourquoi? Car les équipes ont moins de profondeur, justement parce qu'elles concentrent trop de ressources sur leurs joueurs-clés. Et quand ils sont surtaxés, ils se blessent.
Alex Kovalev
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PC/Ryan Remiorz
Q: À la lumière des statistiques qu'ils obtiennent cette année, quels sont les joueurs que le Canadien devrait regretter d'avoir laissé partir durant l'été?
Benoit Lemire
R: Aucun. Les gens pourraient parler de l'absence de Francis Bouillon, mais je crois que la perte d'Andrei Markov a forcé l'organisation à se tourner vers Marc-André Bergeron. Il s'acquitte très bien de sa tâche. Il est clair que le surplus de gauchers complique la tâche des entraîneurs et ne place pas nécessairement Jaroslav Spacek en situation de succès, même s'il rend de bons services.
Pour les attaquants, sans leur manquer de respect, il s'agissait de joueurs remplaçables. Si l'argent consenti à Michael Cammalleri est équivalent de ce qu'on aurait donné à Alex Kovalev, je n'ai aucun problème avec la décision de Bob Gainey.
Q: Peux-tu m'expliquer ce jeu de yoyo avec les gardiens? Si Carey Price, à 22 ans, est si fatigué que ça après neuf matchs consécutifs, il ne pourra jamais devenir un gardien numéro 1.
Louis Lacasse
R: Non, ça n'a rien à voir avec la fatigue de Price. Les matchs sont exigeants pour les gardiens, car le Canadien est vulnérable. Mardi, les Sénateurs ont passé beaucoup trop de temps en zone du Canadien. Certes, la défense du Canadien est décimée, mais ça ne change rien au fait que les gardiens sont surtaxés. Il n'y a pas de problèmes tant que tu ne joues pas deux fois en deux soirs. C'est pour ça que Jaroslav Halak a joué mardi.
Enfin, ce qu'on essaie d'établir avec le gardien auxiliaire, c'est une régularité dans ses sorties. Ainsi, il peut s'établir une routine à l'entraînement. S'il sait que tous les
7-8 jours, il a un départ, sa préparation est facilitée.
Q: Est-ce que Bob Gainey a comme patron Pierre Boivin ou Geoff Molson?
Yves Bienvenue
R: Lorsque des décisions purement sportives doivent être prises, Bob Gainey discute avec ses hommes de hockey, sans consulter le patron. Par contre, quand une décision concerne un engagement financier à long terme, le président et le propriétaire sont consultés. M. Boivin a donc été consulté lorsqu'est venu le temps d'accorder des ententes de plusieurs saisons à Brian Gionta et à Cammalleri.
Q: Jacques Martin ne devrait-il pas attendre les joueurs à la fin du match, peu importe le résultat? Il me semble que ce petit geste serait une marque de respect pour les joueurs, surtout après une victoire.
Pierre Lamonde
R: Ce genre de pratique varie d'un entraîneur à l'autre. Certains parlent aux joueurs immédiatement après le match, d'autres attendent au lendemain. Un peu comme la couleur d'un veston, chacun a sa préférence.