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![]() Hockey LNH - Canadien Le plan PouliotMise à jour le mercredi 25 novembre 2009 à 9 h 07 Un texte de Jean-François Tremblay et de Jean-François Chaumont « On cherchait un joueur du top 6. Guillaume Latendresse était de cette compétition en début de saison. Maintenant, on va prendre le risque avec Benoît Pouliot. » Les mots de Bob Gainey sont sans équivoque. Latendresse devait se trouver une niche au sein des deux premiers trios, mais il n'a jamais réussi à s'imposer. À court de solutions, Gainey s'est tourné vers un joueur qu'il lorgnait depuis un bon bout de temps déjà. Benoît Pouliot était non seulement haut placé sur la liste de repêchage du CH en 2005, mais le DG du Canadien avait également fait des démarches pour faire son acquisition cet été. Gainey admet que son ancien protégé a connu ses heures de gloire, notamment sur l'avantage numérique. Mais lorsque son talent de marqueur s'est estompé, Latendresse travaillait contre nature dans les troisième et quatrième unités. « Nous avions un joueur qui ne remplissait pas le rôle qui lui convenait. On regardait pour un changement. Au Minnesota, on a trouvé un joueur similaire, un espoir qui ne s'est pas développé à son plein potentiel. » Le plan Pouliot D'ailleurs, dès son arrivée à Montréal, Pouliot devra se regarder dans un miroir et établir « un plan », comme le dit Gainey. Pourquoi, quatre ans après avoir été repêché quatrième au total, n'a-t-il marqué que neuf buts dans la LNH? « On va passer du temps avec lui, a ajouté le grand patron. On va essayer de comprendre pourquoi il est dans cette position à son âge. On le connaît bien, on le regardait l'année du repêchage, il était très haut sur notre liste. » Ce nouveau plan de carrière pour Pouliot, c'est Jacques Martin qui devra le mettre sur pied. Au sujet de son compatriote franco-ontarien, Martin louange son coup de patin et ses habiletés. Il estime aussi qu'un changement d'environnement lui fera le plus grand bien. L'entraîneur du CH a d'ailleurs bon espoir de ramener l'espoir décevant sur le sentier de la réussite. « Ce n'est pas le premier jeune qui n'atteint pas les objectifs. On peut regarder Dan Cleary. Il a été repêché au premier tour par les Blackhawks, puis un jour il s'est retrouvé sans contrat. Il s'est réveillé avec une simple invitation au camp des Red Wings. Ce jour-là, il a compris les sacrifices nécessaires pour devenir un bon joueur de la LNH. » Ne pas comprendre les sacrifices... Voilà très exactement les mots utilisés par Marc-André Bergeron pour expliquer le déclin de son ancien coéquipier Pouliot. « Je ne pense pas que ça ait été très difficile pour lui dans le hockey, a tranché le défenseur. Il arrive du junior, où il a dominé. Dans la LNH, il est grand, il patine bien, et là, il se rend compte des difficultés à jouer dans la LNH. Chaque joueur a été une vedette un jour dans une équipe de hockey. » Éternel complice de Latendresse, Maxim Lapierre a reçu la visite de Kirk Muller à la fin de l'entraînement. L'adjoint à Martin voulait certainement lui remonter le moral. « C'est plate, je perds un bon ami, a dit Lapierre. On a vécu de beaux moments au sein de l'organisation, on a fait nos débuts ensemble. C'est avec lui que j'ai vécu mes renvois dans la Ligue américaine. Je lui souhaite la meilleure des chances. » « J'étais toujours avec lui, on était presque deux aimants », a ajouté Lapierre un sourire en coin. Le cas Sergei Sergei Kostitsyn, lui, est toujours avec le Canadien malgré sa production en chute libre et ses sautes d'humeur. Et il a malgré tout été rappelé par le grand club, après une séquence remarquée avec les Bulldogs de Hamilton dans la Ligue américaine. « Je suis patient avec lui, a dit Gainey. Il n'a pas gagné son poste, il a gagné un match. On a rappelé d'autres joueurs avant lui, mais ça allait mieux pour lui dernièrement. » Au sujet de la suspension de cinq matchs accordée à Georges Laraque, le DG la juge sévère, mais il rappelle que ces gestes demeurent « inacceptables ». À lire aussi: Console Audio-vidéo
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