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![]() HockeySection spéciale Émile Bouchard, l'éternel oublié En collaboration avec les archives. Mise à jour le vendredi 20 novembre 2009 à 8 h 34 Émile Bouchard, l'éternel oubliéNé en 1919 à Montréal, Émile « Butch » Bouchard a dû attendre 16 ans avant de posséder sa propre paire de patins, tout simplement parce qu'il n'en avait pas les moyens. Le défenseur a amorcé sa carrière professionnelle avec le Canadien en 1941. En 15 saisons avec le Tricolore, il a remporté quatre Coupes Stanley et il a été élu trois fois au sein de l'équipe d'étoiles.
« J'ai toujours aimé la façon dont Émile prenait ses responsabilités de capitaine. C'était un gars qui était très calme, paisible. J'ai aimé la façon de faire d'Émile et je m'en suis servi », raconte Béliveau. Des années avant que la LNH attribue un trophée aux meilleurs défenseurs, Bouchard se démarquait grâce à sa robustesse, son humilité et son talent. « Dick Irving (NDLR: l'entraîneur) a dit en 1948 aux journalistes: "Chaque fois qu'il y a un gars qui va passer du côté de Butch, je vais vous donner un chapeau." C'était vraiment étanche, je n'en revenais pas », raconte son fils, Jean Bouchard. Les éloges de Ron Fournier L'animateur de radio et ancien arbitre dans la LNH Ron Fournier ne tarit pas d'éloges envers Émile Bouchard. « À sa première année, Butch Bouchard portait le numéro 17. À sa deuxième année, ils lui ont enlevé le 17. Les grandes vedettes qui jouent pour le Canadien portent des petits chiffres. Toi, tu vas porter le 3, parce que tu es une grande vedette en devenir », raconte Fournier, faisant référence aux propos qu'aurait tenus l'organisation à l'époque. Il demande au Canadien de retirer son chandail et il n'est pas le seul à réclamer qu'on hisse le 3 dans les hauteurs du Centre Bell. Un groupe d'admirateurs a fait circuler une pétition en ligne pour plaider en sa faveur. À la retraite depuis 1956, Bouchard a été élu au Temple de la renommée du hockey en 1966. Trente ans plus tard, c'était au tour du Panthéon des sports du Québec de l'introniser parmi les plus grands athlètes de la province. En 2006, c'est le gouvernement du Québec qui a reconnu sa contribution. Il a reçu l'Ordre national du Québec des mains du premier ministre Jean Charest. Le CH profitera-t-il des dernières festivités du centenaire pour retirer son numéro? En 2006, l'émission Au-dessus de la mêlée tentait de répondre à la question. Archives
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