Evander Kane
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AFP/Kevin C. Cox/Getty Images
Evander Kane porte bien son prénom même s'il n'oeuvre pas du tout dans le même sport.
Dans l'ombre des John Tavares, Victor Hedman et Matt Duchene au dernier repêchage, Evander Kane n'a pas mis trop de temps à faire sa place avec les Thrashers d'Atlanta.
Baptisé en l'honneur d'Evander Holyfield, Kane a gagné son premier combat, celui de faire ses débuts dans la LNH à 18 ans.
Les Thrashers d'Atlanta n'ont pas hésité à ouvrir leurs portes à leur choix de premier tour au dernier repêchage, le quatrième au total.
« C'était mon plan de gagner un poste avec l'équipe dès cette année, a affirmé Kane lors d'un récent passage à Montréal. Je rêvais de la LNH depuis longtemps et je croyais en mes chances d'y faire le saut à l'âge minimum. »
Bien qu'imberbe, le centre de 1,88 m (6 pi 2 po) a gagné la confiance de son entraîneur, John Anderson.
« Une des choses que j'aime le plus d'Evander, c'est qu'il est très intelligent pour son âge, a dit Anderson. Je n'ai pas peur de l'envoyer sur la glace parce qu'il est vraiment responsable. C'est rare de voir un gars de 18 ans en désavantage numérique, mais je n'ai aucune crainte à l'utiliser. Mon prochain défi sera de lui donner plus de temps de glace puisqu'il est un bon marqueur. »
À ses 11 premiers matchs avec les Thrashers, Kane a amassé 6 points (3 buts, 3 passes) et il présente un dossier de +4.
« Je joue bien depuis le début de l'année, mais il y a beaucoup de place à l'amélioration », a humblement répondu l'ancien attaquant des Giants de Vancouver.
« À ma saison recrue, je ne m'attendais pas à jouer sur la première vague en avantage numérique ou sur le premier trio, ajoute-t-il. Tu dois gravir les échelons tranquillement, mais je suis heureux d'avoir la chance de jouer en désavantage numérique. C'est un bon départ, mais dans le futur, je souhaite devenir un joueur clé. »
Les bons mots de Kovalchuk
Dans le vestiaire des Thrashers, Ilya Kovalchuk sourit quand vient le temps de décrire son jeune coéquipier.
« La première chose qui frappe avec Evander, c'est qu'il patine comme le vent, a précisé Kovalchuk. Je me souviens de moi à cet âge et je peux vous confirmer que ce n'est pas facile de jouer contre des hommes à un si jeune âge. Kane se débrouille vraiment bien et je lui prédis un bel avenir dans la LNH. »
Intelligent, Kane entend profiter de la présence d'un surdoué comme Kovalchuk.
« J'étais content de le rencontrer au camp. Je regardais souvent les buts d'Ilya aux bulletins de sports. J'ai une chance inouïe de miser sur un marqueur né comme lui à mes côtés. »
Si Kovalchuk lui sert de modèle sur la glace, Kane se tourne vers Colby Armstrong pour se retrouver dans une grande ville comme Atlanta.
Pas un trio, un quatuor
Evander Kane et Victor Hedman
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PC/AP-Gregory Smith
À sa dernière année junior, Kane a contribué à la conquête de la médaille d'or de l'équipe canadienne. Il a aussi récolté un impressionnant total de 96 points (48 buts, 48 passes) avec les Giants de Vancouver de la Ligue junior de l'Ouest.
En théorie, John Tavares, Victor Hedman et Matt Duchene représentaient les trois favoris du dernier repêchage à Montréal. Kane n'était pas très loin de ce trio de tête.
D'ailleurs, les quatre premiers choix à Montréal ont fait leurs débuts dans le circuit Bettman dès cette année. C'est la première fois depuis 2003 que le quatuor d'élite demeure dans la LNH pour la saison complète l'année même de leur repêchage. Cette année-là, Marc-André Fleury, Eric Staal, Nathan Horton et Nikolai Zherdev avaient réussi le tour de force.
Aujourd'hui, les Thrashers ne regrettent certainement pas leur sélection. En deux ans, les Thrashers ont regarni leur banque d'espoirs en ajoutant le défenseur Zach Bogosian (3e choix au total en 2008) et Kane.
Kovalchuk se sent peut-être un peu moins seul.