Erik Karlsson
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PC/Fred Chartrand
« Je suis heureux de vous annoncer que les Sénateurs repêchent avec leur premier choix, Erik Karlsson de Frolunda en Suède. »
Même s'il a été retourné à la Ligue américaine, Erik Karlsson profite d'un mentor exceptionnel à Ottawa en Daniel Alfredsson.
En temps normal, cette phrase toute simple revient au directeur général ou au directeur du recrutement. Lors du repêchage à Ottawa en 2008, les Sénateurs ont brisé la tradition en invitant Daniel Alfredsson sur le podium.
Depuis ce jour, Karlssson est lié à son célèbre compatriote.
« On vient du même pays, c'est donc plus facile de tisser des liens rapidement, a précisé Karlsson lors de son passage à Montréal à la mi-octobre. Daniel est aussi l'unique gars qui pouvait prononcer mon nom de la bonne façon, c'est certainement pour cette raison qu'il avait grimpé sur le podium à Ottawa. »
À ses premiers pas à Ottawa cette saison, Karlsson a retrouvé plus qu'un simple compatriote en Alfredsson. En bon capitaine, Alfredsson lui a proposé de s'établir chez lui pour la saison.
« Je me disais qu'il s'agissait d'une bonne idée et je gagnais une gardienne gratuitement pour mes trois garçons à la maison », a lancé Alfredsson en éclatant de rire.
« Je lui ai demandé s'il voulait vivre chez moi, c'était mon idée, a-t-il ajouté. Il restait seul depuis deux ans en Suède. C'est donc un sentiment qu'il connaissait, mais il changeait de pays et de continent pour une première fois. Je désirais lui faciliter la vie un peu. »
Karlsson n'a pas hésité trop longtemps avant de répondre à l'invitation de son coéquipier.
« J'étais un peu surpris au départ de son invitation, a admis l'ancien défenseur de Frolunda. J'ai visité sa maison quelques fois durant l'été et il m'a invité à vivre avec sa famille. Je ne pouvais dire non. Je mange des mets typiques suédois, je m'amuse avec les enfants et je peux profiter de ses conseils. C'est parfait comme environnement. »
Un défenseur offensif
Erik Karlsson
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PC/Sean Kilpatrick
Sélectionné au 15e rang de l'encan de 2008, Karlsson apportera une rare touche offensive au sein de la brigade défensive des Sénateurs.
Signe de son potentiel offensif, il a amassé 9 points (2 buts, 7 passes) en 6 matchs au Championnat du monde junior de 2009 à Ottawa, en plus d'être élu dans la première équipe d'étoiles.
Assez frêle à 77 kg (170 lb), Karlsson devra maintenant s'ajuster au rythme de la LNH. À ses 9 premiers matchs avec les Sénateurs, il a amassé 3 passes. Et il a passé en moyenne un peu plus de 17 minutes par match sur la glace.
« Je joue assez bien depuis le début, j'ai surtout le sentiment que je m'améliore, a expliqué Karlsson. J'ai encore un long chemin à parcourir avant de m'établir dans cette ligue. »
Aux dires d'Alfredsson et de Chris Campoli, Karlsson connaîtra une belle carrière dans la LNH.
« Erik est tout un patineur et il lit bien le jeu. Pour un défenseur, il a des habiletés offensives que tu vois rarement chez un joueur aussi jeune », a résumé Alfredsson.
« Il va devenir tout un défenseur dans la LNH, il a un talent incroyable, a ajouté Campoli, qui a joué la majorité des matchs à ses côtés à la ligne bleue. J'aime aussi son attitude, il est ouvert à nos conseils. »
Un détour à Binghamton
Avec le retour en santé du vétéran Filip Kuba, les Sénateurs ont toutefois retourné Karlsson à Binghamton dans la Ligue américaine.
Le Suédois aura donc le temps de peaufiner son jeu défensif et il jouera un rôle beaucoup plus grand en avantage numérique.
« Les Sénateurs ont offert une prolongation de contrat au robuste défenseur Matt Carkner et ils misent sur six défenseurs en santé, a expliqué Sylvain St-Laurent du quotidien Le Droit. Ils veulent le faire jouer le plus possible et la meilleure option à court terme était Binghamton. »
Avec l'arrivée de Karlsson et l'ajout probable de Jared Cowen (1er choix en 2009), l'avenir pour les défenseurs des Sénateurs repose tout de même entre de bonnes mains.