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![]() HockeySection spéciale Le Pengrowth Saddledome: Marée rouge Journaliste:Guillaume Lefrançois Mise à jour le lundi 26 octobre 2009 à 9 h 12 Le Pengrowth Saddledome: Marée rouge
Le hasard fait parfois bien les choses. En 2003-2004, les Flames dévoilent leur troisième chandail, d'un rouge vif, et relèguent le chandail blanc aux matchs à l'étranger. Cette saison-là, l'équipe atteint la finale de la Coupe Stanley, qu'elle perd en sept matchs. Il n'en fallait pas plus pour déclencher un véritable phénomène de société à Calgary: le « C of red », « marée rouge » dans sa forme francisée. En séries, le gilet rouge fait pratiquement partie du code vestimentaire du Pengrowth Saddledome. « On voit ça de plus en plus dans la LNH, explique l'analyste Dany Dubé. Ça crée une atmosphère très porteuse. Les équipes comme les Flames génèrent beaucoup de revenus avec cette mode. » Les Flames ont d'ailleurs fracassé des records de ventes pour le lancement d'un nouveau chandail. Pas étonnant que le Saddledome soit aussi intimidant pour les visiteurs. « Tout le monde porte un chandail rouge, mentionne l'ancien des Flames Mike Cammalleri. Ça ajoute à l'ambiance du match, à la passion des partisans, à la dynamique de l'aréna. T'as l'impression de jouer contre une équipe de 20 000 personnes plutôt que de 22. » À seulement son troisième match avec le Canadien, en octobre, Cammalleri a renoué avec son domicile de la saison dernière. Il s'est vite rappelé qu'il vaut mieux habiter au Saddledome que d'en être le touriste. « C'est dur d'y jouer, assure l'attaquant. Tu ne veux pas laisser les Flames marquer, car ils allument des flammes au tableau indicateur, et tu sens la chaleur sur ton visage quand tu es au banc. Je me souviens de l'avoir ressenti et de m'être dit que je ne voulais plus revivre ça. » Cet avantage de la patinoire se répercute jusqu'aux vestiaires. On n'y est pas reçu en roi... « Avant, il y avait seulement une toilette dans le vestiaire des visiteurs, souligne Cammalleri. Maintenant, il y en a deux, donc il y a moins de compétition entre les joueurs! » Cela dit, le vestiaire des Flames n'est guère mieux. « J'étais dans leur vestiaire quand ils ont gagné la finale de l'Ouest en 2004, et on ne pouvait pas bouger d'un pouce, raconte Elliotte Friedman, journaliste à CBC. C'était une vraie boîte de sardines! » Avis partagés
Lieu central des Jeux olympiques de 1988, le Saddledome crie haut et fort l'identité de Calgary au reste de la planète. Son allure peu orthodoxe ne plaît pas à tous. « L'idée d'un dessin en forme de selle s'harmonise parfaitement avec Calgary », affirme un Friedman politiquement correct, de la même façon qu'on dit qu'une coupe de cheveux « fait changement ». Dubé, lui, ne mâche pas ses mots au sujet de l'architecture de l'édifice. « Essayez d'imaginer une selle d'équitation. Pour dessiner un édifice, ce n'est pas très winner. Ça ressemble à une cannette écrasée. Et l'intérieur n'est pas très fonctionnel. L'ascenseur est trop petit, la galerie est suspendue dans le vide. Ça fait dur. » « C'est un vieil édifice, on ne peut pas le comparer avec le Centre Bell, argumente Friedman. Oui, la passerelle de presse est suspendue, mais ça permet de très bien voir le jeu se déployer. Mais si tu as le vertige, tu vas être nerveux! » Les Flames devraient délaisser le vieil édifice sous peu. Le bail de l'équipe expire en 2014. Et déjà, le président Ken King a indiqué qu'il a amorcé des démarches auprès de firmes d'architectes. Dany Dubé ne s'en plaindra pas... « Si Québec a besoin d'un nouvel édifice pour attirer une équipe, Calgary en a besoin d'un pour la garder! » Le Pengrowth Saddledome en bref
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