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Mise à jour le vendredi 16 octobre 2009 à 13 h 39
Wayne Gretzky

Le 9 août 1988, un séisme impensable frappe la planète hockey avec, comme épicentre, Edmonton.
Wayne Gretzky, l'image même des Oilers depuis leurs premiers pas dans la LNH, passe aux Kings de Los Angeles dans la plus importante transaction de l'histoire.
Marty McSorley et Mike Krushelnyski l'accompagnent en Californie, tandis que Jimmy Carson et Martin Gélinas plient bagage pour la capitale de l'Alberta, qui reçoit aussi 3 choix de premier tour et 15 millions de dollars.
Pourquoi se départir du meilleur joueur du monde? La question est demeurée en suspens pendant un certain temps, avec des réponses divergentes.
D'une part, le propriétaire des Oilers de l'époque, Peter Pocklington, éprouvait des difficultés financières et voulait se départir de son joueur vedette avant que sa valeur ne diminue. Le principal intéressé vivait aussi une relation à distance avec sa femme Janet, installée à Los Angeles pour sa carrière d'actrice.
Si Pocklington a joué la carte familiale pour avancer que Gretzky lui-même voulait partir d'Edmonton, le principal intéressé a toujours nié cette thèse. Il avait d'ailleurs l'intention d'acheter une maison dans la ville pour y établir son ménage.
De l'autre côté de la frontière, les Kings allaient se servir de la Merveille pour vendre le hockey dans un marché en émergence et reconstruire les assises d'une franchise en perte de vitesse.
Le pari a rapporté des dividendes: l'équipe a retrouvé ses lettres de noblesse et le sport a fait des petits sous la ceinture du soleil, avec l'émergence d'autres équipes en Californie, en Floride, au Texas et en Arizona.
Les partisans des Oilers ont cependant mis du temps à digérer le choc.
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