« Notre ville veut accueillir des spectacles de classe mondiale, de plus importants congrès. Elle veut tenir et organiser des événements sportifs de calibre international. Pour y parvenir, la ville a besoin d'infrastructures adéquates. »
Le maire sortant Régis Labeaume présente son plan pour un nouvel aréna multifonctionnel de 18 000 places de 400 millions de dollars.
Le maire sortant de Québec Régis Labeaume a dévoilé vendredi les grandes lignes de son plan: un nouveau Colisée de 18 000 places au coût de 400 millions de dollars, construit entre le début 2010 et la fin 2012.
Entourné des hommes d'affaires Jacques Tanguay et Claude Rousseau, de l'avocat Marcel Aubut et de la légende du hockey Patrick Roy, M. Labeaume a indiqué « qu'une ville nordique moderne avait besoin d'un amphithéâtre moderne ».
Avec ce nouvel aréna en place, le maire sortant se permet de rêver, sportivement parlant. D'abord, sa rencontre avec Gary Bettman la semaine dernière ne tenait pas du hasard: il veut le retour des Nordiques.
« Il n'y a aucun doute sur l'intérêt de la LNH de revenir à Québec, mais il y a des conditions importantes à remplir, a dit M. Labeaume. La première étape est un aréna. [...] La ville veut vivre son sport national. Le Colisée actuel est un équipement d'une autre époque, inadéquat. Il ne répond plus aux exigences des promoteurs majeurs. Il réduit nos ambitions. »
M. Labeaume s'est même permis d'aborder la question des Jeux olympiques. Il précise que l'idée d'une candidature ne doit même pas être soulevée si la ville « ne détient pas l'équipement le plus important », un aréna à la fine pointe de la technologie.
Pas seulement le sport
Le complexe multifonctionnel, qui vise à attirer autant des manifestations culturelles que sportives, serait financé par des donations de 175 millions de Québec et d'Ottawa. La Ville paierait le reste de la facture de cet « équipement public et collectif ».
« Notre tour est venu », a d'abord tonné le maire sortant après avoir énoncé une série d'investissements des divers paliers de gouvernements ailleurs au Canada et au Québec.
Au Canada: 1,23 milliard pour les Jeux de Vancouver, 500 millions pour les Jeux panaméricains à Toronto, 191 millions pour les Jeux universitaires à Edmonton. Au Québec: 300 millions pour l'Orchestre symphonique de Montréal, 150 millions pour le Quartier des spectacles, 75 millions pour le Grand Prix de F1.
À Québec même: 37,5 millions pour le PEPS, 6 millions pour le stade de soccer Chauveau...
« Si l'argent ne va pas à Québec, il ira ailleurs. Les sommes ont été votées. Nous demandons 175 millions des gouvernements dans le cadre des programmes actuels d'infrastructures. [...] Je ne peux pas croire que la ville de Québec ne saura pas attirer une partie des investissements. »
Il a également plaidé pour le bien-fondé économique de l'aventure, qu'il juge rentable pour les comptes publics. La fructification des investissements sera d'ailleurs le rôle des hommes d'affaires engagés dans le projet.
« MM. Tanguay, Roy et Rousseau sont là pour imaginer des sources de financement et diminuer l'apport des gouvernements. Mais ces démarches ne peuvent être entreprises sans les garanties des gouvernements. »
Sam Hamad, ministre provincial responsable de la région de Québec, a confirmé en après-midi qu'il appuyait le projet d'amphithéâtre ainsi que la venue d'une équipe de hockey. Toutefois, avant de s'engager à investir 175 millions, il estime qu'il faut analyser en profondeur le projet pour s'assurer de sa rentabilité.